On en sait progressivement un peu plus sur le dramatique exercice militaire qui a fait deux victimes à Angers ce mardi 05 mai. Le procureur de Rennes a livré quelques détails sur les circonstances de cet accident qui a endeuillé le 6ᵉ régiment du Génie d’Angers et le 1ᵉʳ régiment du Génie de Laudun, dans le Gard.
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Dans la soirée de ce mardi, le parquet de Rennes, qui a compétence pour les questions militaires, a communiqué quelques informations complémentaires à propos des circonstances de la mort des deux militaires qui participaient à un exercice de plongée dans la nuit de lundi à mardi à Angers. L’exercice avait lieu dans la Maine, au départ du pont de Verdun. Mais, c’est plus en aval, au niveau du pont de la Basse Chaîne que l’accident a eu lieu.
« Les militaires (qui participaient à un exercice de plongeur de combat) plongeaient par binôme, chacun des binômes restant en lien avec l’embarcation dans laquelle se trouvaient un pilote et un moniteur plongeur, précise Frédéric Teillet, le procureur de Rennes. L’accident concerne le dernier des quatre binômes ayant réalisé la mission consistant en trois exercices successifs. Il était composé du Sergent Bin Chen, âgé de 30 ans, et du caporal-chef Axel Deplanche, âgé de 24 ans. »
Confirmant ce que l’on savait déjà, le procureur rapporte que l’embarcation de sécurité qui suivait les plongeurs a perdu le contact avec le binôme. On est alors vers 2h du matin. Ce contact est assuré techniquement par une bouée en surface.
« Les deux militaires présents dans cette embarcation, qui communiquaient avec les deux plongeurs par le moyen d’une bouée, qui se déplaçait lorsqu’ils sont en activité, ont constaté qu’ils ne répondaient plus et que la bouée restait immobile, explique le procureur. Des appels au secours auraient été entendus par les deux militaires de l’embarcation. »
Le plongeur moniteur du Génie, s’est alors mis à l’eau pour tenter de reprendre contact avec les deux militaires qui suivaient ce stage et a découvert une cavité au pied d’une des piles du pont de la Basse-Chaîne. Excavation qui n’avait pas été repérée précédemment par les plongeurs. Cependant, le moniteur ne voit pas, selon les témoignages recueillis, les deux militaires qui seront retrouvés plus, tard, par les pompiers.
« Malgré la tentative de réanimation effectuée par le SAMU, le décès des deux victimes a été constaté au Centre Hospitalier d’Angers où ils avaient été transportés », poursuit le communiqué du parquet de Rennes qui a ouvert une procédure d’enquête du chef d’homicide involontaire, confiée à la brigade des recherches d’Angers.
Pour avancer dans cette enquête, comme il se doit, les corps des deux victimes seront autopsiés. Une analyse technique sera faite également de tout le matériel (matériel de plongée, brassières de remontée d’urgence, montres connectées, etc.) qui a équipé cette nuit-là le binôme en exercice, « Ce matériel de plongée avait été contrôlé en août 2025, le dispositif étant soumis à un contrôle annuel », précise le parquet rennais.
Le lieu du drame fera également l’objet d’une exploration. Il se peut que, dans cette cavité, les deux plongeurs aient été victimes de courants les empêchant d’en sortir. D’autre part, la visibilité à cet endroit, ne devait pas dépasser quelques centimètres.
Une plongée sera donc réalisée pour examiner cette cavité située dans une des piles du pont.
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