La quête d’un équilibre entre impératifs professionnels et
bien-être familial pousse de nombreuses personnalités à
reconsidérer leur lieu de vie. Pour cette artiste née aux portes de
Paris, l’attachement à la banlieue reste une composante essentielle
de son identité, malgré l’attrait indéniable du Sud. Cette
dualité géographique alimente une réflexion
profonde sur la notion de foyer et de stabilité pour ses jeunes
enfants. En pesant les avantages d’un cadre de vie
ensoleillé face aux contraintes logistiques de sa carrière, elle
incarne les interrogations de nombreux citadins en quête de
sens.
Le village de Carnon : un coup de foudre inattendu
La parenthèse enchantée près de Palavas-les-Flots
Lors d’une confidence au Journal des Femmes, la
chanteuse a révélé avoir succombé au charme de Carnon, un village
situé à proximité de Palavas-les-Flots. « À un moment j’ai pensé
à partir car j’ai eu un coup de cœur pour un village qui s’appelle
Carnon à côté de Palavas-les-Flots », a-t-elle admis. Cette
attirance littorale représentait une rupture
totale avec son environnement habituel, offrant une promesse de
calme et de proximité avec la nature. Ce village
méridional a bien failli devenir le nouveau port d’attache
de la tribu, avant que la réalité du métier ne reprenne le
dessus.
Les obstacles à une installation définitive
Malgré des recherches actives pour trouver une maison, l’artiste de 40 ans a dû
se résoudre à mettre ce projet entre parenthèses. « J’ai cherché
un lieu mais j’ai renoncé car avec mon travail c’est compliqué de
partir », explique-t-elle avec franchise. La nécessité d’être
présente pour les enregistrements et les plateaux télévisés rend
une délocalisation provinciale difficilement
gérable au quotidien. Cette exigence
professionnelle l’oblige, pour l’instant, à maintenir sa
base arrière à proximité immédiate de la capitale.
La conscience écologique et le refus de l’avion
Un autre frein majeur à ce déménagement réside dans les
convictions environnementales de la coach de The Voice.
« D’autre part, je n’aime pas l’avion donc je n’imagine pas le
prendre une fois par semaine d’autant que c’est mauvais pour la
planète », souligne-t-elle. Préférant limiter son
empreinte carbone, elle refuse de multiplier les
vols domestiques pour ses déplacements professionnels. Cette
éthique de transport renforce son choix de rester
en région parisienne, où le train et la voiture restent ses moyens
de locomotion privilégiés.
Cette identité ancrée dans la banlieue
parisienne
L’amour viscéral pour l’esprit village de la banlieue
Bien que le Sud l’attire, la chanteuse reste profondément
attachée à son mode de vie actuel aux portes de Paris. « Je suis
une banlieusarde donc vivre en plein cœur de Paris n’est plus
envisageable. J’y ai habité pendant deux ans mais il y avait trop
de bruit et trop de monde », confie-t-elle. Elle privilégie la
sécurité et la convivialité des communes périphériques pour élever
Sofia, Hana et Zayn. Cet attachement territorial
lui apporte un sentiment de protection indispensable à son
épanouissement familial loin de l’effervescence du
centre-ville.
Le périph : un cordon ombilical symbolique
Née à l’hôpital Bichat, l’artiste revendique avec humour son
lien indéfectible avec la ceinture parisienne. « Je suis une
vraie banlieusarde parisienne car je suis née à l’hôpital Bichat à
Porte de Saint-Ouen donc sur le périph ! », s’amuse-t-elle à
rappeler. Cette racine urbaine est constitutive de
son caractère et de son énergie créative. « Mais moi j’aime bien le
périph (rires) », ajoute-t-elle, marquant sa différence avec son
mari marseillais qui, lui, « aimerait bien s’installer autour de la
méditerranée ». Cet équilibre des influences
nourrit la dynamique du couple au quotidien.
Départ possible pour plus tard ?
Si le projet de vivre à Carnon est actuellement à l’arrêt, la
chanteuse ne ferme pas définitivement la porte à un changement
d’horizon. « J’ai donc du mal à m’imaginer ailleurs mais ça
viendra peut-être plus tard ! », conclut-elle avec optimisme.
Avec la sortie de son album Minuit une et sa tournée 2026,
son emploi du temps reste saturé, mais l’idée d’une
retraite au soleil continue de germer. La
Méditerranée reste pour elle une destination de
cœur qui pourrait, un jour, devenir son véritable
domicile.