• Douleur et Gloire sur Arte le 6 mai 2026 à 21h réunit Pedro
    Almodóvar et Antonio Banderas autour de Salvador Mallo, cinéaste en
    crise.
  • Le film suit ses douleurs physiques, ses souvenirs d’enfance et
    ses amours passées dans un Madrid coloré, entre dépendance aux
    médicaments et blocage créatif.
  • Entre reconstitution de l’appartement du réalisateur et jeu
    subtil de Banderas, ce drame devient une confession troublante dont
    Arte souligne aujourd’hui l’importance.
  • Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la
    rédaction.

Un cinéaste à bout de forces revisite sa vie à travers les
douleurs de son corps et les éclats de sa mémoire. Ce drame
espagnol sorti en 2019 a valu au Festival de Cannes 2019 un Prix
d’interprétation masculine à Antonio Banderas, et il arrive ce
mercredi soir sur une chaîne culturelle européenne. À la clé, un
mélange de mélancolie, de couleurs vives et de confidences à peine
voilées, troublant tant il se confond avec la trajectoire réelle de
son auteur.

Ce film, c’est Douleur et gloire de Pedro
Almodóvar, que la chaîne culturelle européenne
Arte programme ce mercredi 6 mai 2026
, avant une mise en ligne
sur Arte.tv jusqu’au 31 juillet 2026, comme l’annonce Olivier Père,
directeur de l’Unité Cinéma d’ARTE France. Cette soirée appartient
à un cycle consacré au réalisateur et remet au premier plan ce que
beaucoup décrivent comme son œuvre la plus nue, un autoportrait où
la fiction avance presque à visage découvert.

Douleur et gloire, cœur du cycle Pedro Almodóvar

Dans Douleur et gloire, Pedro Almodóvar suit
Salvador Mallo, réalisateur célèbre qui ne tourne plus, plombé par
les migraines, les douleurs dorsales et une addiction aux
médicaments. Le retour en salle d’un de ses vieux films rouvre une
brouille avec un acteur et libère une cascade de souvenirs :
l’enfance pauvre, la mère, les premiers désirs, les amours perdues.
Ce titre devient la pièce maîtresse du cycle que la chaîne consacre
au cinéaste.

Pourquoi Douleur et gloire est le film le plus intime
d’Almodóvar

Selon un documentaire cité par Wikipédia, Douleur et
gloire
est « le plus personnel et le plus introspectif » des
films de Pedro Almodóvar. Le site spécialisé cinéma AlloCiné
explique que l’appartement de Salvador Mallo reproduit celui du
réalisateur, que des objets ont été directement empruntés chez lui
et qu’Antonio Banderas porte ses vêtements et sa coiffure ; dans
cette critique, le film obtient 4,6 sur 5 côté presse et 3,9 sur 5
côté spectateurs.

Ce réalisme minutieux ancre Salvador Mallo comme un double à
peine déguisé de son créateur. Le film rappelle Huit et demi de
Federico Fellini, autre histoire de réalisateur bloqué qui
transforme sa crise en matière de fiction. On peut aussi le voir
comme l’aboutissement d’une trilogie informelle ouverte avec La Loi
du désir et La Mauvaise Éducation, où Almodóvar interroge sans fard
le désir, la culpabilité et sa propre légende.

Revoir Douleur et gloire aujourd’hui,
une porte d’entrée idéale

Aujourd’hui, revoir Douleur et gloire à la
télévision a aussi valeur de repère. Pedro Almodóvar poursuit son
exploration de l’autofiction avec un nouveau projet intitulé
Autofiction, et le Salvador Mallo d’Antonio Banderas, rôle qui lui
a valu le Prix d’interprétation masculine à Cannes, apparaît
rétrospectivement comme le pivot de cette démarche. Pour un
téléspectateur curieux, ce drame doux-amer offre une porte d’entrée
idéale dans un univers déjà légendaire.