Le CIO doit rendre son verdict sur l’entrée du cyclo-cross dans le programme des Jeux olympiques d’Hiver 2030 au mois de juin prochain, en tant que sport additionnel. Alors que la Commission exécutive du Comité international olympique se réunit ce mercredi et ce jeudi à Lausanne, l’interview d’Edgar Grospiron, président du comité d’organisation, dans L’Equipe du 5 mai, donne un indice de la réponse du CIO et il n’est pas optimiste.

L’article annonce que les sports additionnels qu’il avait suggérés ont été « retoqués par le CIO ». Edgar Grospiron réagit ainsi : « Je suis forcément un peu déçu que le CIO n’aille pas plus vite dans cette évolution qui me paraît nécessaire pour les Jeux d’hiver (il avait proposé le trail, le gravel et le cyclo-cross, selon L’Equipe). Après, on n’est pas là pour bousculer les gens. On fait des propositions, certaines sont acceptées parce qu’elles sont mûres, d’autres ne le sont pas parce que les gens ou les organisations ne sont pas encore mûrs ».

Depuis le Congrès de l’UCI à Zurich en 2024, la fédération internationale soutenait la candidature du cyclo-cross au programme des Jeux olympiques d’Hiver de 2030 qui auront lieu dans les Alpes françaises. Cette entrée nécessitait la modification de la charte olympique qui n’accepte jusqu’à présent que des sports de glace ou de neige aux Jeux d’hiver et pas simplement des sports qui se pratiquent l’hiver sur tout terrain et par tout temps comme le cyclo-cross.

Depuis la tenue du Congrès 2024, David Lappartient, président de l’UCI, a été battu à l’élection pour la présidence du CIO. Les sept fédérations de sports d’hiver olympiques se sont mobilisées pour s’opposer à l’arrivée, sur leurs plates-bandes de moins en moins enneigées, de sports pratiqués à l’hiver mais sans neige ou glace obligatoires. La décision officielle tombera donc lors de la session extraordinaire du CIO des 24 et 25 juin 2026.