Posted On 6 mai 2026

Après l’élection de Guillaume Lissy à la présidence de la Métropole, le camp de Laurence Ruffin est en pleine implosion. Prise à son propre piège, la Maire de Grenoble voit ses troupes se retourner contre ses manœuvres d’appareil, dénonçant avec virulence les compromissions d’une élue prête à toutes les contorsions idéologiques pour sauver quelques misérables postes. Le spectacle offert par cette majorité aux abois est d’une tristesse affligeante pour notre territoire qui, pendant ce temps, fait du surplace. 

LA JEUNESSE ÉCOLOGISTE FUSTIGENT UN « ACCORD DE LA HONTE »

Les premières salves meurtrières sont venues des Jeunes Écologistes de Grenoble, qui n’ont pas mâché leurs mots sur les réseaux sociaux. Au travers d’une publication amère, ils fustigent ce qu’ils nomment « un choix politique grave ». Ils pointent l’hypocrisie absolue de Laurence Ruffin et de sa garde rapprochée et vont jusqu’à parler « d’accord de la honte ». Pour ces militants, la stratégie métropolitaine de la Maire n’est « pas un compromis : c’est un renoncement ». 

Les jeunes écologistes dégainent contre Laurence Ruffin
BRUNON AFFIRME SON EMPRISE SUR LE CAMP RUFFIN

Des propos dont se délecte évidemment Allan Brunon et La France Insoumise, trop heureux de cette fracture à gauche. Le chef de file grenoblois du parti de Jean-Luc Mélenchon a relayé la publication des jeunes écolos, et se permet même de leur faire un appel du pied : « aux jeunes écologistes de Grenoble : La France Insoumise ne trahira pas. La force est ici. Rejoignez-nous ». Affirmant un peu plus son emprise sur le camp de Ruffin qui se fait déborder.

DE NOMBREUX ADJOINTS VENT DEBOUT CONTRE LE RETOURNEMENT DE RUFFIN

Mais le plus sidérant dans cette pantalonnade politicienne réside dans l’attitude de l’exécutif grenoblois lui-même. Des adjoints de premier plan de Laurence Ruffin, comme Meriem Naïli (adjointe au sport) ou Nicolas Kada (adjoint aux finances), ont publiquement « liké » ce réquisitoire incendiaire contre leur propre camp. Rejoignant ainsi les rangs de ceux qui ont très mal vécu ce retournement d’alliance contre leurs alliés de LFI, à l’instar de Céline Deslattes (adjointe à l’éducation populaire) ou Kheira Capedepon (adjointe aux ainés).

LÉONIE MARCOUX S’INSURGE MAIS SE COUCHE

Léonie Marcoux, adjointe à l’Éducation, membre des jeunes écolos dont elle a même été cadre, est allé jusqu’à faire une publication où elle affirme qu’elle regrette « amèrement cette alliance avec la droite ». Tout en affirmant dans le même temps qu’elle va tout de même continuer de siéger « avec le groupe des Écologistes à la Métropole pour porter un regard exigeant et critique sur les politiques publiques qui seront menées » (le Dauphiné)… On y croit. 

Le lendemain de la trahison de ses camarades jeunes écologistes pour conserver son poste d’adjointe, Léonie Marcoux défile avec eux pour le 1er mai
LES POSTES AVANT LES VALEURS

En mettant déjà ses convictions au placard pour aller à la gamelle, la carrière de cette jeune élue commence bien. Cela vaut pour tous les autres : pas un seul de ces indignés de salon n’a la décence de démissionner. Ils pleurent sur leurs prétendues valeurs bafouées sur les réseaux sociaux pour se donner bonne conscience morale, puis ils s’accrochent fermement à leurs indemnités et à leurs fauteuils parce qu’il ne faudrait pas non plus que la cohérence des convictions leur fasse perdre leur poste !

« GÉNÉRATION.S » RAJOUTE UNE COUCHE

Dans ce grand déballage, le parti groupusculaire Génération.s (auquel appartient l’adjointe Chloé Pantel) vient rajouter une couche en dénonçant une décision qui « trahit directement le vote des habitantes et des habitants ». Furieux de voir la gauche pactiser avec des modérés, ils exigent le retour immédiat à leur agenda d’idéologues : mise en œuvre de la « gratuité » des transports, création d’un revenu universel et réquisition sauvage des logements. Des revendications qui n’ont rien à envier à celles d’Allan Brunon : c’est un copié collé du programme de LFI. 

« Génération.s », le parti de Benoit Hamon en remet une couche
LAURENCE RUFFIN CORNÉRISÉE PAR SES CONTRADICTIONS

Coincée entre ses alliés insoumis de la ville qui hurlent à la trahison et ne vont plus la lâcher, et ses propres troupes écologistes qui se déchirent sans pudeur, Laurence Ruffin démarre son mandat en étant d’ores et déjà cornérisée et plus faible que jamais. Son revirement et ce cynisme décomplexé font littéralement perdre la tête à son camp, incapable d’assumer un tel grand écart idéologique, et les électeurs grenoblois sont trompés…

LA CONTINUITÉ D’UN SYSTÈME TOXIQUE POUR GRENOBLE

… car on ne sait décidément pas quand elle dit la vérité, ni où elle veut aller. Elle s’agite pour l’instant comme un canard sans tête en invoquant la « coopération » tout en faisant le contraire. Derrière le changement d’affichage, le sectarisme et l’incompétence de l’équipe Piolle perdurent. Tout ce cirque  pendant qu’ils s’écharpent sur des questions de pure tambouille politique condamne Grenoble à la paralysie. 

Source Hervé de Greuh!noble