Le FBI, la police fédérale américaine, est au centre d’une controverse. Selon la chaîne MS Now, la police fédérale américaine aurait ouvert une enquête sur des fuites liées à un article évoquant un problème d’alcool et la fragilité de la position de son directeur, Kash Patel.

Celui-ci a porté plainte en diffamation en avril contre le magazine The Atlantic et la journaliste qui a rédigé l’article, Sarah Fitzpatrick, selon lequel il était sur la sellette en raison « d’épisodes de consommation excessive d’alcool » et « d’absences inexpliquées ». Dans sa plainte, Kash Patel dénonce « une attaque diffamatoire, malveillante et à charge » et critique l’usage de sources anonymes.

Une enquête jugée préoccupante pour la presse

D’après les sources citées par MS Now, une telle enquête serait inhabituelle car elle ne concernerait pas des informations classifiées, mais des échanges avec une journaliste. Une situation qui inquiète le média visé. « Si elle est avérée, une enquête pénale du FBI sur des fuites ciblant notre journaliste représenterait une attaque contre la presse libre et le premier amendement de la Constitution », a réagi Jeffrey Goldberg, rédacteur en chef de The Atlantic. « Nous ne nous laisserons pas intimider par des enquêtes illégitimes ou d’autres actes de représailles à motivation politique », a-t-il ajouté.

Le FBI, de son côté, réfute fermement l’existence d’une telle enquête. « C’est complètement faux. Aucune enquête de ce type n’existe et la journaliste que vous mentionnez ne fait l’objet d’aucune enquête », insiste son porte‑parole dans un communiqué relayé par le magazine.