
Le mercredi 6 mai à 21h00, Arte diffuse Douleur et gloire. Un film signé Pedro Almodóvar dans lequel la frontière entre réalité et fiction paraît extrêmement fine…
Réalisateur qu’on ne présente plus, Pedro Almodóvar a dévoilé l’un de ses films les plus personnels en 2019. Il s’agit de Douleur et gloire, dans lequel Antonio Banderas et Penélope Cruz, ses acteurs fétiches, jouent des rôles majeurs. Un duo rejoint par Asier Etxeandia, Leonardo Sbaraglia, Nora Navas, Julieta Serrano, César Vicente ou encore le jeune Asier Flores. On y suit les pérégrinations d’un réalisateur marqué par ses expériences passées… Un cinéaste inspiré de Pedro Almodóvar lui-même ?
Douleur et gloire : joies et peines d’un cinéaste espagnol
Réalisateur respecté, Salvador ne tourne plus depuis un moment, la faute à des crises d’angoisse, acouphènes, migraines et autres problèmes de dos. Coincé chez lui, il va passer en revue ses jeunes années. Une enfance pauvre dans un petit village, dont le cinéma était un puits de lumière, la porte d’entrée d’un nouveau monde. Tout y passera, du souvenir de sa mère Jacinta, à ses premiers émois… Plus tard, Salvador convoquera à nouveau son passé lors de la restauration d’un de ses premiers succès. Il tentera de revoir à nouveau Alberto, star toxicomane de son long-métrage, avec qui il était brouillé. Le début d’une chute dans la dépendance à certaines drogues…
Pour Pedro Almodóvar, fiction et vraie vie sont les deux faces d’une même pièce
Un cinéaste espagnol marqué par son enfance, auteur de films punks… Et si Pedro Almodóvar avait signé un long-métrage autobiographique avec Douleur et gloire ? Oui et non, comme il l’a répondu dans le générique du film. Ici, il est question de la fin d’une trilogie matérialisée par La Loi du désir (1987), La Mauvaise Éducation (2004). Avec Douleur et gloire, Pedro Almodóvar pioche encore une fois dans son propre vécu, mais brouille les pistes. Il le révèle dans le dossier de presse de son œuvre : « La façon dont la fiction s’entremêle avec la réalité diffère d’un film à l’autre. Fiction et vraie vie sont les deux faces d’une même pièce de monnaie et dans la vraie vie, il y a toujours de la douleur et du désir. »