Posted On 7 mai 2026

Le collectif Grenoble à Cœur a publié sur Place Gre’net une tribune très claire et documentée en réaction à l’élection de Laurence Ruffin. En titrant que « Oui Grenoble dégringole, et pour la “saison 3” », il décortique avec une précision chirurgicale les ressorts d’une victoire illégitime et rappelle l’ampleur du désastre laissé par douze années de gestion Verts/LFI.

LE MARIONNETTISTE DÉMASQUÉ

Le collectif entame sa démonstration en pointant du doigt le mensonge originel de la campagne : l’illusion de la nouveauté. Les auteurs dénoncent avec force le postulat de Ruffin de « bien-fondé de la continuité, sans analyse préalable du bilan ». Ils soulignent à juste titre qu’elle a dissimulé pendant toute la campagne électorale Éric Piolle, qui a cyniquement fini par se révélé dans Le Dauphiné libéré : « je la connais quand même depuis douze ans et j’étais en deuxième rideau ».

« En deuxième rideau » : l’aveu d’Eric Piolle juste après l’élection
3 GRENOBLOIS SUR 4 CONTRE LA CONTINUITÉ

C’est le premier péché de cette mandature : une continuité qui refuse de dire son nom. Une posture assumée de marionnettiste qui prouve que l’actuelle maire n’a été envisagée que comme un paravent destiné à masquer le rejet massif de son mentor par les Grenoblois. Rejet dont attestaient les sondages, et qui s’est confirmé clairement dans les urnes au premier tour avec plus de 3 Grenoblois sur 4 qui ont voté contre la continuité de la politique municipale. 

UN HOLD-UP ÉLECTORAL CONTRE LA VOLONTÉ DES GRENOBLOIS

En effet, au moment où les électeurs expriment leur véritable adhésion, c’est le projet de l’opposition « Réconcilier Grenoble » qui l’a emporté dans les urnes. Les Grenoblois ont clairement plébiscité une vision pragmatique pour redresser la ville. Mais Laurence Ruffin a préféré fermer les yeux sur le bilan dramatique de son camp pour confisquer cette volonté de changement. Ce déni démocratique illustre parfaitement l’ADN sectaire d’une majorité incapable de se remettre en question.

LA CHUTE VERTIGINEUSE DE NOTRE QUALITÉ DE VIE

En suivant le fil du bilan dressé par le collectif, on comprend pourquoi la municipalité fuit l’inventaire. Il est tout simplement impossible de vendre l’illusion d’une « ville où on vit bien » quand toutes les données montrent le contraire. Parmi les communes de plus de 100 000 habitants, Grenoble s’est effondrée à la 38ème place sur 40 au palmarès 2026 des villes où il fait bon vivre. Nous sommes désormais relégués au même niveau que Saint-Denis, dans le département le plus pauvre du pays. 

L’INSÉCURITÉ ET LA VIOLENCE DEVENUES HORS DE CONTRÔLE

Le collectif aborde ensuite la plaie la plus béante de notre ville : l’insécurité. Sous la gouvernance de l’arc Rouge/Vert, Grenoble se hisse en tête de tous les classements sur les villes les plus dangereuses de France. Ce naufrage sécuritaire, conséquence directe d’une idéologie qui a rebaptisé les dealers en « copains d’en bas » et qui refuse que la municipalité prenne sa part, va se poursuivre alors que Laurence Ruffin confirme s’inscrire dans le même laxisme

L. Ruffin a fait entrer en conseil LFi qui clame que « la police tue » sans qu’elle ne les reprenne.
L’ASPHYXIE DU COMMERCE LOCAL

Sur le plan économique, la tribune souligne la destruction systématique du commerce de proximité. Juste avant la fermeture dogmatique du boulevard Agutte-Sembat en 2016, notre centre-ville était le 4ème plus dynamique de France avec une vacance commerciale de seulement 6 %. Aujourd’hui, ce chiffre frôle les 15 %, un niveau qui dépasse de très loin le seuil d’alerte rouge et qui déclasse notre métropole. L’activité commerciale s’effondre parce que la mairie a organisé la fermeture de la ville, repoussant les populations périphériques qui sont vitales pour notre économie locale.

UNE VILLE OÙ LA SANTÉ EST SACRIFIÉE AU DOGMATISME

La prétendue excellence écologique de la ville est également pulvérisée par le collectif, notamment sur le terrain de la santé publique. Grenoble souffre d’une désertification médicale alarmante avec seulement 6,1 médecins pour 10 000 habitants, bien en deça des moyennes. Tandis que face à la pollution issue du chauffage au bois (la plus importante), les élus font preuve de la plus grande légéreté, et que l’urbanisme « vert » tend à déporter le trafic automobile et sa pollution directement aux portes des écoles, mettant en danger la santé de nos enfants.

LES INDICATEURS D’UNE ATTRACTIVITÉ EN BERNE

La tribune dresse enfin de nombreux éléments symptomatiques de l’effondrement systémique de l’attractivité de Grenoble : l’augmentation délirante des impôts locaux, qui ont bondi de 79 % en cinq ans, les habitants qui ont fui la ville par milliers en 10 ans, le taux de logements vides qui atteint le record de un sur huit, nos rues désormais envahies par les tags…

Source INSEE. Plus la zone est rouge, plus elle gagne des habitants ; plus elle est bleue, plus elle en perd. Le secteur grenoblois est en forte chute quand la région gagne globalement des habitants.
DE FAUX INDICATEURS DU PROGRAMME RUFFIN

… et évoque avec ironie de faux indicateurs symboliques, pour le programme de Ruffin : « le nombre de « grand splash » dans l’eau chargée de l’Isère, le nombre de commerces de nouveau florissants grâce à « des couleurs sur le sol comme à Championnet », la quantité de saisies opérées par la « brigade de réquisitions » parmi les logements vides squattés par les dealers »…

« POURQUOI LE PROJET DE RÉCONCILIER GRENOBLE L’A EMPORTÉ DANS LES URNES »…

… se demande en conclusion Grenoble à Coeur. Parce que « le second tour a été le théâtre d’une stupéfiante manipulation qui a bafoué le principe même de l’élection démocratique et sincère », et ce « parce qu’elle a acheté le retrait de ses opposants », « avec en prime l’utilisation de la haine, fortement attisée à l’encontre de la tête de liste de Réconcilier Grenoble ». Ces éléments ont conduit Réconcilier Grenoble et Alain Carignon à déposer un recours contre l’élection, porté par l’avocat Me Bernard Boulloud.

LA SAISON 3 DU DÉCLIN

Cette radiographie implacable confirme que Laurence Ruffin n’incarne aucune rupture. Elle est le clone parfait d’Éric Piolle, avec une équipe d’idéologues qui la voue à perpétuer une politique de punition fiscale, d’abandon sécuritaire et de sape méthodique de l’attractivité grenobloise. Cette « saison 3 » esr celle d’une poursuite du déclin de notre ville et ce n’est évidemment pas la majorité municipale qui en fera les frais, mais les Grenoblois.