- Malgré le cessez-le-feu unilatéral qu’elle a proposé, et que l’Ukraine a accepté, la Russie appelle les ambassades étrangères à évacuer Kiev.
- Moscou dit anticiper l' »inévitabilité de frappes de représailles », en marge des festivités du 9-Mai, fête de la victoire contre l’Allemagne nazie en Russie.
Vers de nouvelles frappes lors du week-end à venir ? Dans une note adressée au corps diplomatique, le ministère russe des Affaires étrangères exhorte, jeudi 7 mai, les ambassades étrangères à « assurer l’évacuation » à temps de leur personnel et des ressortissants présents à Kiev.
Moscou évoque l' »inévitabilité de frappes de représailles » sur la capitale ukrainienne, « y compris contre les centres de décision », si l’Ukraine venait à troubler les célébrations du 9-Mai. La diplomatie russe n’a toutefois pas précisé la nature de ladite menace.
Chaque année, la Russie commémore le 9 mai la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie dans la Seconde Guerre mondiale. À cette occasion, un grand défilé est notamment organisé sur la place Rouge. Dans ce contexte, le Kremlin a décrété, en début de semaine, un cessez-le-feu unilatéral avec l’Ukraine pour vendredi et samedi. L’administration de Vladimir Poutine n’a, en revanche, pas donné suite à la proposition de Kiev, portant sur une cessation provisoire des hostilités à partir de mercredi minuit.
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« Le choix de la Russie est un refus évident d’un cessez-le-feu et de sauver des vies », a fustigé Volodymyr Zelensky. « Il est évident pour toute personne raisonnable qu’une guerre à grande échelle et les meurtres quotidiens constituent un très mauvais moment pour des ‘célébrations’ publiques », a encore tancé le président ukrainien. Depuis, les attaques se sont succédé entre les deux camps, fragilisant de facto toute hypothétique trêve.
M.G avec AFP
