Avant le choc entre la France et la Hongrie, ce jeudi soir (20 h 30) au Palais des Sports, le président des Béziers Angels décrypte l’essor du volley féminin, devenu un pilier de l’identité sportive du Biterrois.

Michel Lalauze, l’équipe de France féminine affrontera la Hongrie, ce jeudi soir, à Béziers. Que représente cet événement pour vous ?

C’est une belle reconnaissance du travail et de nos résultats. Nous sommes l’équipe féminine la mieux placée au niveau professionnel en Occitanie avec le basket de Lattes, c’est quelque chose qui compte. Sans oublier la qualité de nos infrastructures avec le Palais des Sports. Marc Francastel, qui dirige les équipes nationales, est venu plusieurs fois dans notre salle lorsqu’il s’occupait de Sète. Je crois sincèrement que cet équipement a joué un rôle clé dans la venue de l’équipe de France.

L’organisation d’un tel match international demande-t-elle une grosse préparation pour le club ?

Absolument. Tous les administrateurs, les salariés et le club des supporters, nous sommes sur la préparation de l’événement depuis déjà deux ou trois mois. Sur les trois dernières semaines, nous sommes même exclusivement sur l’organisation du match. Nous voulons tout faire pour que ce soit une réussite, dans la mesure où ce serait forcément un plus pour le Béziers Volley, la ville de Béziers et plus globalement le développement du volley-ball féminin dans la région.

« Le volley féminin n’est pas assez médiatisé »

Au-delà de l’aspect sportif, quel est l’impact attendu de ce rendez-vous pour la discipline et pour la ville ?

Il n’y a pas beaucoup de villes en France qui ont la chance de recevoir un tel événement. C’est une opportunité unique de voir du très haut niveau international à Béziers, il faut en avoir conscience. De manière très générale, la venue de l’équipe de France apporte beaucoup en termes de visibilité et de médiatisation. Tous les articles sur ce rendez-vous vont permettre de toucher beaucoup de monde, et peut-être des personnes qui n’auraient pas forcément eu l’idée de venir au match. Sans oublier que cela peut aussi susciter des vocations. Peut-être que des jeunes filles qui assisteront au match ce jeudi soir auront envie de se mettre au volley-ball et de nous rejoindre au club. Le volley féminin n’est pas assez médiatisé, il faut profiter de ces occasions pour mettre en avant la discipline.

Plusieurs joueuses sélectionnées avec les Bleues sont passées par les Béziers Angels ces dernières années. Quel sentiment cela vous procure-t-il de les voir fouler à nouveau ce parquet sous le maillot tricolore ?

C’est beaucoup de bonheur et de plaisir. Si Héléna Cazaute (ndlr : qui vient de remporter la Ligue des Champions avec le VakifBank Istanbul) vient faire un petit tour à Béziers pour le match, nous aurons même quatre anciennes et une joueuse actuelle du club ! C’est la preuve que nous comptons sur la scène du volley tricolore, mais aussi que nous sommes un club familial que les filles n’oublient pas. La semaine dernière, Yeisy Soto a passé plusieurs jours à Béziers. Amélie Rotar nous a également dit qu’elle garde la demi-finale de Coupe de France au Four-à-Chaux comme l’un des plus grands souvenirs et l’une des plus belles émotions de sa carrière. Pour nous, c’est quelque chose de très important, d’autant que cela peut donner envie à des joueuses de nous rejoindre pour ces valeurs qui sont propres au club.

Le match entre la France et la Hongrie sera diffusé à 20 h 30 sur la chaîne TV « Sport en France ».