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Rédaction Saint-Malo

Publié le

7 mai 2026 à 7h30

Avant de devenir biographe, Cécile Étienne, qui vit à Mesnil-Roc’h (Ille-et-Vilaine) depuis huit ans, a connu plusieurs vies : « À la base, j’ai fait une école d’infirmière et un stage dans le handicap et la protection de l’enfant mineur étranger isolé, une expérience très enrichissante ».

Puis, elle travaillera comme aide-soignante dans un service d’hospitalisation à domicile, « un travail que je continue aujourd’hui ».

C’est dans ce cadre professionnel, où elle avait « beaucoup de temps à l’écoute des autres », que l’envie est venue d’entamer sa nouvelle activité, « mais ce n’était pas la voie choisie au départ ».

Une rencontre déterminante

Cécile Étienne a pris conscience que les personnes avaient beaucoup de choses à raconter. « Et, bien souvent, dans la conversation, elles me disaient qu’elles aimeraient bien écrire leur histoire ou que quelqu’un écrive pour elles. »

Sur sa route, « lors d’une formation en éthique du soin de la santé, je rencontre une biographe hospitalière ».

Elle termine alors son diplôme universitaire et décide « d’intégrer l’association des passeurs de mots ». Elle complétera sa formation de biographe certifié à Paris, à l’école Aleph écriture, puis se formera à la biographie hospitalière par le réseau Passeurs de mots et d’histoires, « qui m’a ensuite intégrée comme l’un de ses membres ».

Deux univers différents

Chaque biographie est un projet personnel. Cécile Étienne fait une différence entre la biographie familiale et la biographie hospitalière. « Ce sont deux univers. Le premier retrace un parcours, avec des anecdotes, des tranches de vie, qu’elles soient joyeuses ou tristes, pour des personnes en couple ou seules ».

La biographie hospitalière, elle, « est souvent le dernier projet pour des personnes malades en fin de vie. Elles souhaitent laisser une trace et la biographie peut être également un soulagement à leur souffrance spirituelle. Elle leur permet de se sentir encore vivante jusqu’au bout. Mais aussi parfois de se mettre en paix avec elles-mêmes ».

Un projet qui se construit

Concrètement, Cécile Étienne définit au départ le projet, « à la première rencontre, celle à laquelle on fait connaissance parce que chaque projet est différent ».

Ensuite, elle définit la cadence du nombre de séances, d’une durée d’une heure, « au cours de laquelle j’enregistre et je prends des notes. Ensuite je restitue l’entretien, je compose le récit. Puis je fais relire pour correction à un relecteur professionnel de biographie. »

Un mécénat possible

Ensuite ce sera la conception du livre. « On définit le format, on peut y ajouter des photos ». À la fin du livre, « je laisse cinq pages blanches pour que la personne puisse, si elle le souhaite, pouvoir ajouter quelque chose ».

Pour les biographies hospitalières, « le premier rendez-vous est gratuit, ensuite elles sont basées sur le mécénat pour que ce soit gratuit pour la personne hospitalisée », mentionne Cécile Étienne.

De notre correspondant local Gérard Simonin

Contact : 07 46 28 64 70, [email protected] ou les-histoires-de-cilou.fr.

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