l’essentiel
Un fusil d’assaut, possiblement un pistolet-mitrailleur Uzi, a été découvert chez trois hommes en situation irrégulière, à Toulouse. L’enquête doit déterminer son éventuel lien avec les récentes fusillades.

Lorsque l’info leur est revenue aux oreilles, les policiers n’ont pas hésité longtemps. Dans le contexte actuel où certains quartiers de Toulouse, en ébullition, vivent au rythme des détonations (voire pire), la possible présence d’armes à feu dans un appartement de Bellefontaine méritait une visite impromptue. Histoire de « checker » tout ça.

Trois Algériens en situation irrégulière

Ce fut le cas mercredi soir, vers 22 heures. Les trois occupants du logement, « des Algériens en situation irrégulière âgés de 37, 41 et 45 ans », de source proche de l’enquête, n’ont pas opposé de résistance. « On est plutôt sur un profil de nourrices », décrypte un connaisseur du dossier.

Sur place, les forces de l’ordre ont saisi un fusil d’assaut de 9 mm. Il pourrait s’agir d’un pistolet-mitrailleur Uzi. Le trio a été placé en garde à vue pour y être auditionné.

L’arme, pour sa part, a immédiatement été dirigée vers le labo de balistique pour y subir un parcours classique (et dans cet ordre) : recherche de traces papillaires, analyse ADN, tirs de comparaison.

A-t-il été utilisé dans des fusillades ?

Ce fusil d’assaut a-t-il pu servir récemment dans des fusillades ? Dans la seule nuit du 8 au 9 avril dernier, une demi-douzaine de lieux dans le secteur du Grand Mirail avaient été ciblés par un commando composé de deux équipes. L’une évoluait sur une moto électrique.

Miraculeusement, ces tirs n’avaient pas fait de morts mais plusieurs blessés avaient été pris en charge par les secours, parfois dans un état grave. « À cette heure, nous n’effectuons aucun rapprochement avec d’autres affaires en cours », élude un enquêteur qui se frotte les mains de cette saisie, tout en laissant le temps au temps. Le résultat des analyses ne sera pas connu, a minima, avant plusieurs jours.