Le chantier hors norme consistant à découvrir la Vilaine, au cœur de Rennes, a franchi une étape décisive. La dalle de béton est maintenant entièrement grignotée

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La première phase du chantier « hors norme » dans le centre-ville de Rennes visant à découvrir le fleuve Vilaine, s’achève avec le « grignotage » des derniers mètres de la dalle qui servait de parking, a annoncé jeudi la maire de la capitale bretonne, Nathalie Appéré.

La maire socialiste a rappelé, lors d’une visite du chantier ouverte à la presse, « l’ambition climatique mais aussi la volonté d’embellissement de la ville » avec ce projet.

Vue aérienne du projet

Vue aérienne du projet

© Crédit : PHYTOLAB

La pelle mécanique, posée sur une barge flottante, démolissait jeudi matin, élément par élément, les deux kiosques de l’ancien parking. Elle s’affairera jusqu’en début de semaine pour finir de broyer le reste de dalle de béton.

Réalisé en 1963, à l’époque de la voiture triomphante et pour répondre aux besoins de stationnement dans l’hyper centre, le parking recouvrait près de 6.600 m2 du fleuve sur 270 mètres.

Au total, 6.000 tonnes de béton et 1.000 tonnes de bitume ont été évacuées par voie fluviale.

Derniers travaux pour détruire la dalle qui recouvrait une partie de la Vilaine

Derniers travaux pour détruire la dalle qui recouvrait une partie de la Vilaine

© Bruno Van Wassenhove/France Télévisions

La phase de démolition terminée, suivront jusqu’à mi-2028 des travaux pour construire notamment une passerelle, des pontons, des gradins et végétaliser le site avec 200 arbres, l’objectif étant de créer un « îlot de fraîcheur » au cœur de la ville.

Selon les prévisions climatiques, la perspective pour Rennes est de connaître « un climat équivalent à celui de Toulouse » à l’horizon 2050, a rappelé Mme Appéré.

La maire a également assuré que la suppression de ce parking de près de 300 places n’a pas eu « d’impact sur la fréquentation du centre-ville », s’appuyant sur les données GPS.

Depuis son appartement, qui donnait auparavant sur un parking, un riverain, Christophe, se réjouit car  » il y a plusieurs avantages, il y a moins de bruit, moins de pollution visuelle, moins de pollution olfactive » et d’ajouter  » ça rend l’endroit un peu plus vivant parce que là, on a cette eau qui a été masquée depuis 60 ans et le fait de voir des bateaux naviguer dessus (…) ça va être génial! ».

Christophe se réjouit de la nouvelle vue de son appartement

Christophe se réjouit de la nouvelle vue de son appartement

© Bruno Van Wassenhove/France Télévisions

Le budget total du projet, porté par la ville et la métropole, s’élève à 29 millions d’euros.

Plusieurs villes ont effectué des travaux pour réhabiliter leur fleuve, notamment Séoul (Corée du Sud), Utrecht (Pays-Bas) ou encore Quimper (Finistère).

( Avec Colombine Denis et Bruno Van Wassenhove)