
Edition 2024
Crédit : Redadeg
La Bretagne historique va vivre au rythme de la Redadeg ! La course s’élance ce vendredi 8 mai de Lannion (Ursulines) pour rejoindre la Cité de Nantes, samedi prochain (16 mai). On le rappelle, la Redadeg est une course de relais solidaire et festive, ouverte à tous, qui vise à promouvoir et à défendre la langue bretonne.
Lannion et Nantes, villes de départ et d’arrivée
Pour les participants qui doivent acheter 1 km, le but est de transporter (dans un bâton) un message en breton à travers toute la région : en Côtes-d’Armor, Morbihan, Finistère, Ille-et-Vilaine et aussi en Loire-Atlantique. Un beau parcours de 2 226 kms qui traverse 300 communes, comme le rappelle Maina An Taleg co-présidente de la Redadeg.
« Il y a un an et demi, on a fait un appel aux villes souhaitant mettre leur nom pour le départ ou l’arrivée de la course, et à partir du moment où Lannion a été sélectionnéé pour le départ et Nantes pour l’arrivée, il y a des bénévoles qui ont travaillé dans le groupe de travail du parcours, qui ont fait plusieurs tests, plusieurs plans, et proposé différentes choses. Le conseil d’administration a fini par voter la meilleure route et une fois que les grandes lignes sont faites, une personne s’occupe après seule d’un tronçon de 80 kilomètres environ et peaufine le parcours… »
Maina An Taleg co-présidente de la RedadegMaina An Taleg co-présidente de la Redadeg
Crédit : Dolorès Charles
Un million d’euros collecté depuis 20028
L’argent sert à financer des projets en faveur du breton. Depuis 2008, l’association a récolté plus d’un million d’euros et soutenu quelques 50 projets, souligne Maina An Taleg. « Notre objectif est de récolter 150 000 euros. Si on arrive à récolter plus, tant mieux. Et sur ces 150 000, il y a 75 000 euros qu’on reverse aux écoles Diwan – les écoles immersives en langue bretonne – et les 75 000 autres euros sont reversés à différents projets.
Cette année, il y a cinq projets, dont deux projets pour des centres de loisirs, un projet pour une application de radio en breton, un projet de théâtre et un projet d’une association qui travaille pour essayer de mettre en breton, faire des formations bretons sur le vivre ensemble. »
Maina An Taleg co-présidente de la RedadegMaina An Taleg co-présidente de la Redadeg
Les plus grands contributeurs restent les particuliers et les associations devant les entreprises ou les collectivités. « Les associations militent aussi pour la langue ou la culture bretonne et elles achètent facilement 1km, et on arrive quand même de plus en plus à faire acheter aussi les communes et des entreprises. C’est un autre travail, parce qu’on doit plus aller les chercher, alors que les particuliers et les associations viennent vers nous d’eux-mêmes. »
Beaucoup sont fidèles : « on revoit tous les ans certains noms, on a des habitués, on sait qu’ils seront là et ça fait plaisir de les revoir, de voir qu’ils ne lâchent pas et qu’ils continuent tous les deux ans à acheter ces kilomètres-là. »
Trois mots : Bevañ-vivre, Bodañ-réunir, rassembler ha Bezañ-être
Cette année, le message de la Redadeg, c’est trois mots commençant par la lettre B en Breton (Bevañ-vivre, Bodañ-réunir, rassembler ha Bezañ-être). « Qu’est-ce que le breton nous évoque face à ces mots-là ? Comment est-ce qu’on aime vivre en breton ? Qu’est-ce qu’on ressent ? Qu’est-ce qu’on est, nous, grâce au breton ? Et comment est-ce qu’on aime se réunir aussi grâce à la langue ? C’est le thème de l’année et on a hâte de découvrir le 16 mai dans notre bâton témoin le message qui sera caché, et qui a été écrit par des personnes « secrètes ». Il y a deux ans, le message portrait sur la transmission familiale, rappelle Maina An Taleg.
Le parcours est en ligne sur le site https://www.ar-redadeg.bzh/fr/ vous pouvez peut-être encore acheter des kms ou suivre et encourager les relayeurs de la Redadeg, qui prendra fin le samedi 16 mai à Nantes.