C’est à Nessebar, dans l’est de la Bulgarie, que Rémy Rochas va lancer ce vendredi son cinquième Tour d’Italie. “J’aime beaucoup cette course, même si les parcours de la Vuelta me correspondent généralement mieux. J’apprécie l’atmosphère autour de la course sur le Giro”, confie-t-il à DirectVelo.
L’an dernier, il avait terminé à deux reprises dans le Top 5 d’étapes. Le Savoyard avait tout d’abord fini 4e à Vicenza, façon puncheur, derrière Mads Pedersen, Wout van Aert et Isaac Del Toro, et devant Dorian Godon et Primoz Roglic. Puis, la veille de l’arrivée finale, il avait pris la 5e place, au terme d’une échappée, à Sestrière. “Je vais viser cette année les mêmes types d’étapes, les finaux pour puncheurs et prendre des échappées en montagne”.
LA CONFIANCE EST DE RETOUR
Avec l’absence de Clément Berthet, la Groupama-FDJ United se présente au Tour d’Italie sans leader pour le classement général. “On va avoir une équipe tournée vers le sprint avec Paul (Penhoët), mais aussi pour jouer les étapes avec Rémi Cavagna et Johan Jacobs, ainsi qu’avec des coureurs de mon profil, comme Josh Kench et Brieuc Rolland”.
Comme plusieurs de ses coéquipiers, Rémy Rochas a peaufiné sa forme la semaine passée au Tour de Romandie. Il s’est retrouvé en échappée le vendredi, avec ses coéquipiers Lorenzo Germani et Josh Kench, avant de soutenir Clément Berthet lors de l’étape-reine, entre Broc et Charmey, puis de finir aux portes du Top 20 le dernier jour à Leysin. “L’objectif était de reprendre de la confiance, se remettre en route et prendre les journées les unes après les autres avec du plaisir. Ça s’est bien passé. La forme est bien revenue avant le Giro. J’ai été à fond sur certaines étapes, sur d’autres j’ai fait plus de gestion puisque le Giro arrivait vite”.
EN FIN DE CONTRAT
En Suisse, le grimpeur de bientôt 30 ans a pu se rassurer après une première partie de saison perturbée par une grippe puis par une chute au Tour du Pays Basque. “Ce sont des périodes qu’il faut réussir à passer. On doute toujours mais au fur et à mesure des années, j’ai pris de l’expérience et je ne m’affole pas. L’équipe est tranquille avec ça et moi je le vis plutôt bien”. Dès le début de saison, il savait que le Giro serait son gros morceau du printemps. “On a pu bien s’adapter pour le préparer”.
Professionnel depuis 2019, le coureur passé par Delko et Cofidis a toujours le sentiment de progresser et de gagner en endurance au fil des saisons. “Sur le Giro 2025, je finis très bien en troisième semaine. J’espère faire encore quelques années dans le vélo mais je ne me prends pas la tête avec ça”, assure-t-il. Membre de la Groupama-FDJ United depuis 2024, il arrive en fin de contrat avec la WorldTeam tricolore. Mais ne pas encore être fixé sur son avenir ne le perturbe pas. “Je n’y pense pas forcément, assure-t-il. Je prends un maximum de plaisir sur le vélo et dans le groupe. J’ai toujours l’instinct de faire la course à bloc, par des échappées ou s’il faut aider un leader, ça me motive énormément. C’est comme ça que je vois la suite : jouer des opportunités et travailler pour des leaders en montagne et même pour les puncheurs comme Romain (Grégoire). C’est ce qui m’excite le plus”.