Un appartement baigné de lumière imaginé par l’Atelier Boteko

C’est non loin des Buttes-Chaumont, que Léa Casteigt de l’Atelier Boteko a décidé de donner une nouvelle vie à un appartement de 100 mètres carrés situé au 11ème étage d’une résidence des années 1970. Après avoir validé un Master I à l’École d’Architecture de Lisbonne en 2008, elle obtient son diplôme de l’École d’Architecture de Bordeaux deux ans plus tard. Avant de fonder l’Atelier Boteko, elle se forme au sein de multiples agences au Portugal et en France.

À son arrivée, le logement comptait des matériaux très différents, dont un parquet stratifié, un enduit au plafond et des murs recouverts de plâtre. L’appartement avait été acheté sur plan par l’ancien propriétaire dans les années 1970, lors de la construction de la résidence : « Nous avons trouvé l’appartement dans son état, disons, d’origine », explique Léa Casteigt.

À Paris la rnovation brutaliste d'un appartement des annes 1970 avec vue sur les ButtesChaumont

© Daniele Rocco

Lorsque l’on entrait, les espaces n’avaient rien à voir avec ce qu’ils sont devenus, mais le plan de l’appartement « fonctionnait assez bien » pour l’architecte. « Il est traversant, fait une centaine de mètres carrés. Je dirais que le changement principal dans l’appartement, c’est cette première partie, cette séquence, entréecuisine-séjour-salle à manger, qui était très très cloisonnée. Il n’y avait pas vraiment d’entrée, et la cuisine était séparée, toute en longueur, très étroite et très longue », décrit Léa Casteigt. La décision prise par l’Atelier Boteko se concentre autour d’un des éléments centraux de l’appartement, sa grande baie vitrée offrant une vue sur les Buttes-Chaumont, « c’est ce qui nous a tout de suite séduit quand on a découvert l’appartement », témoigne l’architecte.

Un appartement entre boiserie et nuances minérales

L’objectif de l’Atelier Boteko pour ce projet est de garder en mémoire le charme de ce lieu des années 1970, tout en révélant, de manière moderne, les matières qui ont été cachées durant plusieurs années.

Dès l’entrée, l’œil est attiré par cette source de lumière naturelle qu’offre la baie vitrée. Si on la suit, on tombe sur ce meuble ajouré conçu sur-mesure par un menuisier ébéniste. Sa fonction principale est de « faire la liaison avec l’entrée, d’y laisser passer de la lumière pour éclairer le bureau qui s’y trouve, et en même temps d’avoir une forme de séparation qui sert de bibliothèque et de rangements divers », explique Léa Casteigt.