Étape 1 : un finish à craindre
Dès les premiers kilomètres du circuit, le peloton n’aura pas le temps de souffler avec un enchaînement de cols (Bondilly, montée de la Mine, Aluze). Des difficultés d’entrée donc, qui pourront d’ores et déjà faire sauter quelques coureurs. Avant un changement total de décor en Bresse. 80 km de plat, a priori, mais pas de répit. Ici, le vent pourrait être douloureux pour les coureurs avec un risque de bordures. « On ne gagnera pas le circuit, mais on peut le perdre dans cette étape », déclare René Duperret, membre de l’organisation.
Étape 2 : 170 km de dégâts
C’est l’épreuve reine du circuit. Près de 170 kilomètres et 2 468 mètres de dénivelé. Une journée pour les grimpeurs où les difficultés arriveront dès le 40e kilomètre. Avec en entrée le Col de Montmain, le plus long du circuit, où les pourcentages élevés viendront mettre à rude épreuve les coureurs. En plat principal, le Col des Quatre Vents et le Col de la Croix. Avant de finir, pour le dessert, avec le mythique Col des Chèvres, suivi du Col de Beauffer. Cinq difficultés qui viendront taper dans les organismes avant un circuit autour de Chardonnay. « C’est un circuit avec un revêtement de sol qui ne rend pas beaucoup. Et puis la longueur de l’étape fait qu’il va y avoir des dégâts », prévient René Duperret.
Étape 3 : un final explosif
Attention au piège dans cette 3e et dernière étape. Avec un enchaînement de bosses courtes mais raides, notamment au niveau de la Motte-Saint-Jean et un passage à 15 %, qui laissera sans doute des traces. « Même si les écarts ne vont pas se faire ici, ça va user les coéquipiers. » Des coéquipiers qui seront cruciaux dans un finish bien pensé, où les coureurs devront, à quatre reprises, gravir la côte de Saint-Romain-sous-Gourdon. « Cette difficulté va revenir tous les 20 kilomètres, donc ce sera un peu un final type championnat de France, assure René Duperret. On aura vraiment les costauds du circuit qui pourront débattre. »