Jean-Noël Spitzer n’a pas compris le naufrage de son équipe en seconde période après avoir fait une bonne première mi-temps. Les Vannetais se sont inclinés 34-31 sur le terrain de Provence Rugby.

Comment avez-vous vécu du banc cette seconde période vannetaise ?

On savait qu’on allait subir physiquement parce que l’on a donné une semaine de vacances et que l’on a donc chargé cette semaine au niveau des entraînements. L’évaluation serait plus sur la première période. Mais oui, je n’ai pas d’explication ! On a été complètement spectateurs de la seconde mi-temps. Il n’y a pas un seul second ballon que l’on récupère ! On a été cantonnés dans un rôle défensif et fatalement sur synthétique, tu subis.

Vous avez subi aussi sur les rucks et cela vous a empêché d’avancer ?

Oui c’est vrai mais le plus flagrant, ce sont les huit ballons remis en jeu en l’air ou au sol et ils retombent tous dans les mains des Aixois ! Et ce sont ces ballons-là qui font mal et qui ne nous ont pas permis de repartir.

Avant la phase finale, cette défaite est-elle une piqûre de rappel pour vous ?

Je ne sais pas si c’est une piqûre de rappel mais cela va nous permettre de recadrer les choses. Je trouve que l’on a plus du tout joué en seconde mi-temps. On a plus du tout agi notamment sur les seconds ballons. On est devenus frileux et c’était alors impossible de tenir un match comme ça.

Vous allez vous appuyer sur la bonne première mi-temps dans les prochains jours ?

Non sur les deux ! Il faut tirer des enseignements des deux périodes. La première période est bonne, on a été très réalistes. Collectivement, on domine Provence sans être réellement en danger si ce n’est sur des initiatives du demi de mêlée adverse. Et, en seconde période, on était dans les tribunes ! On a laissé l’adversaire avoir le ballon et nous, on n’avait pas envie de l’avoir.

Vous avez eu aussi des absences défensivement en seconde mi-temps ?

Oui, après sur synthétique, ça peut aller très vite ! L’équipe qui a le ballon, les joueurs prennent vite de la vitesse et tu subis. Mais, je le répète, tu ne peux pas laisser une équipe attaquer pendant quarante minutes et l’autre qui défend. Fatalement, pour l’équipe qui défend, c’est impossible de tenir et on n’a pas tenu !

Il y a peut-être eu aussi de la part de votre équipe un petit sentiment de supériorité à la pause ?

Oui, plein de choses ont pu jouer, ont pu entrer en ligne de compte mais ce n’est pas comme cela que l’on doit avancer ! Ce n’est pas notre état d’esprit. Certains joueurs n’ont clairement pas gagné de points pour être titulaire prochainement. Mais sur ce match, il y a un petit sentiment d’incompréhension sur cette deuxième période même si notre saison ne se joue pas sur ce match !