Réhabiliter le marché central est une priorité. Pour mener à bien l’opération, la municipalité a privilégié l’idée d’une gestion en régie afin de rendre à ce lieu emblématique son statut de cœur alimentaire de Nancy. Si vous avez le souvenir à rallonge, hier c’était le miroir gourmand de la cité, maintenant cela file un autre coton.
« Nous avons plusieurs candidats qui ont répondu à l’appel d’offres. »
Franck Muratet, adjoint délégué au rayonnement et au développement économique
Première étape de la reconquête, l’examen par une commission désignée à cet effet des dossiers de candidatures dont la date limite de dépôt a expiré le 30 avril. « Nous avons plusieurs candidats qui ont répondu à l’appel d’offres. Nous souhaitons que le délégataire soit en place pour la fin de l’année », précise Franck Muratet, adjoint délégué au rayonnement et au développement économique.
Concrètement, la gestion administrative, technique et financière du marché central sera confiée à l’opérateur qui donnera toutes les garanties pour mener à bien la mission d’exploitation, d’animation et de relance figurant dans le contrat. Il ne s’agit pas de bricoler vite fait mais de renouveler le décor, d’appliquer des concepts qui, sous l’œil vigilant de la marie, enclenchent une nouvelle dynamique sans dissoudre l’atmosphère, le cachet et l’âme du marché. Par ailleurs des points restent en suspens à commencer par le financement des travaux. Qui paie ? La mairie, le délégataire, les deux ? « C’est en négociation, il existe plusieurs cas de figure. Mais il faut savoir que la Ville, qui reste propriétaire, va participer aux travaux. Le tout est de savoir où l’on met le curseur ? 50/50, deux tiers, un tiers ? Cela dépend du projet. Ce que nous estimions à l’origine, c’est qu’il y avait à peu près cinq à six millions d’euros de travaux et que la Ville aurait la capacité d’en apporter trois.
Cela va se négocier en fonction du type de travaux que l’on fera ou pas. À un moment certains acteurs ont posé la question de savoir s’il ne faudrait pas tout mettre à plat pour aboutir à une halle d’un seul tenant. Cette éventualité a été exclue de manière catégorique par les architectes des bâtiments de France, les ailes étant la partie la partie la plus protégée », explique Franck Muratet. L’autre point sensible c’est la solution de repli qui sera proposée aux commerçants durant la phase transitoire. « Nous avons réfléchi à plusieurs environnements. L’une des hypothèses c‘est la place Charles III, mais il y a la question du poids que peut supporter la dalle ». Sacré casse-tête et question vitale pour les professionnels contraints de déménager temporairement. Conclusion dans le tandem Ville-délégataire il va falloir pédaler en harmonie.