CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Entre République et Château-d’Eau, le bistrot du Petit Chardon s’offre une annexe iodée tout en longueur, vaillante rencontre entre le marin et le citadin.

Est-ce parce que ce fluctuat nec mergitur parisien s’est toujours rêvé une mer, des plages sur les quais ou sous les pavés que ses tables, dès qu’elles courent à cueillir coquillages et crustacés, se partagent entre fantasme de brasseries paquebots et rêve de troquets paillotes ? C’est du côté de ces derniers que le très métronomique bistrot du Petit Chardon s’accorde, ces jours-ci, une sympathie d’annexe marine annoncée en écailler du coin de la rue et taillée à mi-pente de couloir et de mollusque couteau. Curieuse salle à effet, effilée, dans la longueur, disposant ses tabourets et ses mange-debout dans l’idée de croiser le spot pantruchien et le caboulot de ponton. Adresse hybride dont on ne sait à l’usage si elle est ou non cossarde ou si elle a choisi d’en faire moins mais mieux.

Certes pas grand-chose à se mettre aux crochets, mais rien que du vaillant, du vibrant, du claquant. Petite pioche, bonne pêche et vice versa avec, à l’appel de l’ardoise, de quoi se griser la bectance…

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Le Figaro

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