La victoire pour Grenoble, le maintien pour Aurillac (grâce au bonus défensif). Cette 29e journée au stade Jean-Alric a accouché d’une partie folle et d’une conclusion (presque) satisfaisante pour les deux rivaux en présence.

Pour ce dernier déplacement de la saison, et un match sans enjeu, les Grenoblois avaient promis de livrer une copie cohérente pour donner une belle image d’eux-mêmes. Promesse tenue, au moins pendant les 40 minutes initiales. Avec une bonne conquête (source de munitions) et des intentions offensives jamais démenties, ils ont pris le score et malmené les Aurillacois devant leur public.

Trois essais ont récompensé leurs louables initiatives : Romain Fusier a validé un bon mouvement de ses avants par un pick and go (0-7, 5e) ; Lilian Rossi a conclu un ballon porté du pack sur vingt mètres (7-14, 18e) ; et enfin Kaminieli Rasaku réalisait un festival sur son aile gauche, après une relance osée et payante du duo Costa-Storti/Fusier (14-21, 25e). De la belle ouvrage !

Entre temps, les Isérois avaient, aussi, été moins inspirés. Un ballon d’essai égaré par Avogadro se transformait, 80 mètres plus loin, en essai aurillacois (10e). Tim De Jong, le 3e ligne cantalien, remettait même ça, en contrant un dégagement au pied de Marc Palmier puis d’un rebond défavorable à Fusier (23e). A ce moment-là, le FCG jouait à 15 contre 14… et n’en profitait pas.

Une réaction d’orgueil pour gâcher la soirée aurillacoise

Même si Grenoble était en tête à la pause (14-21), cette soirée cantalienne prenait des allures de chassé-croisé… pas encore des vacances, mais au score. Dès la reprise, Hugo Bastard remettait son équipe à hauteur (21-21), avant que le jeune Hugo Avogadro redonne l’avantage aux Rouge et Bleu en validant en essai une passe au pied de Fusier (21-26).

Même scénario autour de l’heure de jeu, avec un ballon porté gagnant du pack aurillacois (53e) annihilé par un exploit personnel de Mathis Baret (26-31, 63e).

Pourtant, avec un XV grenoblois perturbé par les différents changements, le rajeunissement des troupes et le carton jaune de Palmier (59e), le scénario basculait petit à petit en faveur d’Aurillac. Un doublé de Bastard allié à la réussite au pied du buteur Abzhandadze semblaient donner la victoire aux locaux (36-31, 73e).

C’était sans compter la réaction d’orgueil de José Madeira et ses partenaires. Après une belle initiative de Nathan Pozin, Julien Hériteau aplatissait au pied des poteaux le sixième essai des siens. Celui d’une troisième victoire à l’extérieur cette saison (après Oyonnax et Nevers). Victoire honorifique… mais révélatrice de l’état d’esprit d’un groupe.