Je m’intéressais un peu à l’armée. Et plus particulièrement à la marine nationale, se rappelle Anaëlle Lucas. Lors d’un salon étudiant, on m’a dirigée vers la préparation militaire marine de Nantes. Ce vendredi 8 mai, la lycéenne de 17 ans savoure la fin d’un parcours d’initiation aux métiers et valeurs de la Marine nationale. J’y ai appris l’esprit d’équipage, souligne la jeune femme, coiffée d’un tricorne, devant ses parents peu familiers de la chose militaire.

Un contexte de montée des tensions internationales

Comme Anaëlle Lucas, trente-six stagiaires ont découvert l’univers de la Marine nationale. Certains se projettent dans l’active, d’autres deviendront réservistes ou feront un choix de carrière éloigné de l’armée. Mais tous seront ambassadeurs de la Marine nationale, croit savoir le capitaine de vaisseau Rémi de Monteville. Au cours de la cérémonie de remise des insignes et des brevets, le gradé a souligné ces temps d’incertitude stratégique et de montée des tensions internationales.

J’aimerais travailler dans la Marine nationale plus tard, indique le doyen des stagiaires, Benjamin Dufresne. Cette première expérience me met le pied à l’étrier. Sous son bachi, l’étudiant en BTS à La Roche-sur-Yon (Vendée) se voit d’abord finir sa formation en école d’ingénieur, avant d’éventuellement rejoindre l’armée. À l’évocation des antagonismes avec d’autres forces belliqueuses, le jeune homme se replie derrière le devoir de réserve .