Dans deux semaines, l’OGC Nice affrontera Lens à Paris, en finale de la Coupe de France. Mais face au prix exorbitant des billets de train ou d’avion, nombreux sont les supporters qui ne savent pas encore s’ils pourront y assister. De son côté, le club dit tout faire pour trouver des solutions.

L’actu des régions

Chaque jour, un tour d’horizon des principales infos de toutes les régions.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « L’actu des régions ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

C’était une finale inespérée pour tenter de finir de la meilleure des manières une saison difficile pour l’OGC Nice. Mais le déplacement des supporters niçois vire au casse-tête logistique.

Comment permettre aux 450 membres de son club de supporters de « monter » à Paris soutenir les Aiglons sans se ruiner ? C’est devenu l’obsession de Solange Claude, à la tête du CDS 47.

On pensait que ça allait pouvoir se passer comme il y a 4 ans avec des trains spécialement affrétés. C’était convivial et moins fatigant.

Solange Claude, présidente du CDS 47 (club de supporters)

à France 3 Côte d’Azur

Et c’est précisément ce à quoi auront droit les supporters lensois, pour qui la SNCF affectera des trains spéciaux.

Mais rien de tel ne semble se profiler au départ de Nice. Dans une interview accordée à nos confrères de Nice Matin, le président de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, dit avoir discuté avec la SNCF. Mais sans trouver, pour le moment, une solution satisfaisante.

Il faut dire que ce déplacement intervient en plein week-end de Pentecôte, pendant le Festival de Cannes : pas assez de rames disponibles, des prix prohibitifs et l’impossibilité pour les supporters de rentrer le soir même, et ainsi éviter de devoir financer une nuit d’hôtel.

« Il y a quatre ans, le déplacement en train nous avait coûté 171€ », raconte Solange Claude. Désormais, lorsque les trains n’affichent pas déjà complets, les places s’arrachent autour de 300€ l’aller-retour. En avion, les prix s’envolent.

Alors chacun cherche le système D.

Un des adhérents du club a trouvé un avion avec une correspondance à Munich. (…) Ce qui m’inquiète, ce sont tous ces jeunes qui vont prendre la voiture, qui vont rouler de nuit et qui vont redescendre sans avoir dormi.

Solange Claude, présidente du CDS 47 (club de supporters)

à France 3 Côte d’Azur

Sur les réseaux sociaux, entre deux annonces de covoiturage, les supporters ne cachent pas leur colère et leur incompréhension.

Face à la protestation grandissante, jeudi soir, le maire de Nice Éric Ciotti annonçait sur les réseaux sociaux avoir obtenu une rame de train supplémentaire pour les supporters de l’OGC Nice. Ce vendredi, il dit avoir écrit au ministre des Transports Philippe Tabarot pour tenter de faire baisser la facture.

Solange Claude, elle, a décidé de ne pas attendre une solution miracle. À force de démarcher des compagnies de bus, avec des tarifs allant du simple au double, elle a fini par réussir à réserver deux bus de 50 personnes chacun. Prix du billet : 130€, pour un départ le jeudi soir et un retour le vendredi directement après le match.

Mais elle pense à tous ceux qui risquent de rester sur le carreau. « Si ça continue, on va lancer un appel aux joueurs qui gagnent des sommes faramineuses. » Du côté de la direction du club, elle déplore un manque de communication.

Eux iront en jet privé au stade, ils n’auront pas de problème. Et nous, à qui ils demandent tous les week-ends des efforts, on fait des déplacements toute l’année, on prend sur notre temps, on pose des jours, ça nous coûte de l’argent, et au final on ne se sent pas respectés.

Solange Claude, présidente du CDS 47 (club de supporters)

à France 3 Côte d’Azur

Supporters et direction sont au moins d’accord sur un point : si les 20 000 places du Stade de France dévolues aux supporters niçois ne sont pas remplies, les Aiglons rentreront sur le terrain avec un handicap supplémentaire.