Une mesure drastique. En raison du conflit au Moyen-Orient, des compagnies aériennes sont particulièrement touchées par la hausse des prix de l’énergie. C’est pourquoi certaines d’entre elles, comme Volotea, ont décidé d’appliquer un supplément à leurs clients qui sont déjà en possession de leur billet d’avion. Ainsi, la compagnie low cost espagnole se réserve le droit de faire payer un peu plus cher ses passagers «en fonction des cours du marché du carburant relevés sept jours avant le départ à partir de sources publiques», explique Volotea.
La compagnie aérienne affirme faire ce choix dans une volonté de ne pas appliquer de «suppléments carburants» de façon arbitraire sur ses billets et prône dans le même temps «une approche innovante fondée sur la flexibilité, l’équité, la liberté de choix et la transparence». Or, ce mécanisme «ne peut se justifier», selon Anna-Kaisa Itkonen, une porte-parole de la Commission européenne. Les compagnies modifiant le prix d’un billet après la réservation s’exposent à la législation européenne en matière de concurrence déloyale.
Volotea se défend
Bruxelles assure, dans un document publié vendredi 8 mai sur la crise énergétique qui touche le secteur aérien, que «toute modification rétroactive» du prix du billet d’avion est «exclue». «Les compagnies aériennes ne peuvent pas prévoir dans leurs conditions générales des clauses leur permettant d’augmenter le prix du billet au-delà de celui annoncé au moment de l’achat, au motif que le carburant s’est révélé plus coûteux que prévu», explique la Commission européenne.
Pour rappel, le directeur de Volotea en France a martelé auprès de franceinfo que le système a été «fait sous le contrôle de cinq cabinets juridiques spécialisés en droit des consommateurs et droit du transport aérien». L’Union européenne souligne toutefois qu’il existe une exception concernant les forfaits touristiques. Dans le cas où elle est prévue dans le contrat, une hausse du prix est possible en fonction du coût du carburant.
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