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Si vous cherchez un exemple de la dépendance européenne vis-à-vis de la technologie américaine, ne regardez pas plus loin. Mythos, le modèle d’intelligence artificielle très puissant de la firme californienne Anthropic, en est la parfaite illustration. Ce modèle avait été dévoilé début avril par la start-up, éditrice du chatbot Claude, à un cercle restreint de partenaires technologiques, tous américains. Le but: éviter qu’avec une diffusion trop large Mythos tombe entre les mains des hackers. Aujourd’hui, l’Europe cherche à obtenir un accès à Mythos, afin de protéger ses propres infrastructures numériques. Sans succès pour l’heure.
Il y a 3 semaines, Anthropic l’avait qualifié de modèle si puissant qu’il était exclu de le proposer au grand public. Aujourd’hui, la dangerosité du modèle est confirmée par des experts. «Mythos est un sujet qui préoccupe toutes les organisations avec qui nous interagissons au quotidien, quelle que soit leur industrie ou leur taille. C’est une menace, mais aussi une opportunité d’importance majeure aux yeux des représentants de l’informatique. C’est une arme redoutable aux mains d’acteurs malveillants et une aubaine pour ceux désireux de renforcer leur surface d’attaque», estime Cédric Nabe, associé en charge du département Cyber pour la Suisse romande chez Deloitte.