Après être entré dans une propriété privée, il aurait été agressé par le propriétaire avant de riposter. Condamné à sept ans de prison pour viol, Christian Brückner n’a jamais été inculpé dans l’affaire Maddie, disparu à l’âge de trois ans, faute de preuves.
Le principal suspect dans la disparition de la fillette britannique Madeleine McCann au Portugal, l’Allemand Christian Brückner, est poursuivi pour «violences volontaires réciproques» après une altercation dans le nord de l’Allemagne, a indiqué vendredi la police à l’AFP.
Selon des informations du média Bild, Christian Brückner, qui vit à Kiel (nord), «aurait enjambé une clôture pour pénétrer sur une propriété privée dans son quartier le 20 avril». «Il y aurait été agressé par un inconnu – vraisemblablement le propriétaire – qui l’aurait frappé à coups de poing», et Christian Brückner «aurait riposté avant d’appeler lui-même la police», selon Bild. «Des poursuites pénales ont été engagées pour des faits de violences volontaires réciproques», a indiqué à l’AFP la police de Kiel, qui n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur l’incident.
Libéré en 2025 après 7 ans de prison pour viol
Libéré le 17 septembre 2025 après avoir purgé une peine de prison de sept ans en Allemagne pour le viol d’une Américaine de 72 ans il y a plus de vingt ans au Portugal, Christian Brückner n’a jamais été inculpé dans l’affaire Maddie faute de preuves suffisantes. Madeleine McCann, dite «Maddie», a disparu à l’âge de trois ans, en 2007, d’un logement de vacances alors que ses parents dînaient dans un restaurant voisin.
En 2020, les enquêteurs allemands avaient soudainement désigné Christian Brückner comme leur principal suspect, assurant disposer de preuves concrètes qui se sont avérées insuffisantes pour une inculpation. À l’époque des faits, l’accusé vivait sur la côte portugaise de l’Algarve, à proximité du lieu de villégiature des McCann, et un téléphone portable à son nom a borné près de leur logement le soir de la disparition. Il a été acquitté fin 2024 notamment de crimes sexuels contre des enfants commis dans cette même zone entre 2000 et 2017.