ordre public – La préfecture de police avait interdit mardi cette manifestation, rappelant que plusieurs saluts nazis avaient été observés en 2025 dans le cortège du groupe classé à l’ultradroite
Le Conseil d’Etat a confirmé à son tour l’interdiction d’une manifestation du Comité du 9-Mai, groupe classé à l’ultradroite, qui était prévue à Paris, selon une décision. La préfecture de police (PP) avait interdit mardi cette manifestation, ainsi qu’une contre-manifestation antifasciste, rappelant la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, en février, et soulignant que, en 2025, plusieurs saluts nazis avaient été observés dans le cortège du Comité du 9-Mai.
Vendredi, le tribunal administratif de Paris avait rejeté le recours des organisateurs en raison du risque de trouble à l’ordre public que la manifestation pouvait engendrer. Saisi en urgence, le juge des référés du Conseil d’Etat a, dans une ordonnance datée de vendredi, confirmé cette décision.
Des appels à se rassembler malgré l’interdiction
Malgré cette interdiction, le Comité du 9-Mai a appelé ses soutiens à se rassembler à 15 heures place des Pyramides, où se réunissent déjà les souverainistes d’extrême droite à l’appel de Florian Philippot (Les Patriotes) et où se trouve la statue de Jeanne d’Arc en bronze doré.
Le Comité du 9-Mai a assuré vendredi soir sur son compte X être « en négociation avec les autorités » pour un rassemblement d’hommage à Sébastien Deyzieu, un militant nationaliste décédé accidentellement le 9 mai 1994. La préfecture de police de Paris a démenti ce samedi matin à l’AFP tout échange avec les organisateurs.
« Depuis hier [vendredi], on n’a pas eu d’interdiction. (…)
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