Sa silhouette massive de 112 mètres de long ne passe pas inaperçue sur le littoral de la Côte d’Azur.
Le méga yacht Renaissance, fleuron de la plaisance mondiale lancé en 2023, faisait ce samedi escale au large de Cagnes-sur-Mer, attirant tous les regards sur ce « palais flottant » estimé à 200 millions de dollars.
A louer 3 millions d’euros la semaine !
Construit par le chantier naval espagnol Freire Shipyard, le Renaissance s’est immédiatement hissé dans le top 35 des plus grands yachts de la planète. Véritable résidence de luxe mobile, il peut accueillir 36 invités dans 18 cabines, encadrés par 44 membres d’équipage. Il est disponible à la location. Le prix ? 3 millions d’euros la semaine !
Le propriétaire n’est autre que le magnat anglo-américain Gary Klesch, 76 ans. Cet ancien commis de l’Ohio est aujourd’hui à la tête du groupe Klesch & Company Limited, basé à Genève. Spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficulté (aluminium, pétrole, chimie), l’homme d’affaires possède également plusieurs raffineries en Europe.
« Chef-d’œuvre » et démesure
Qualifié de « chef-d’œuvre du luxe maritime », le navire propose des prestations hors normes. Un pont entier dédié au sport avec piscine de 45 m², spa, hammam, un bar à sushis, un bar à vins et un four à pizza mais aussi un héliport et un cinéma en plein air. La démesure au maximum.
Une facture écologique pointée du doigt
Si le luxe fait rêver, son empreinte carbone suscite la polémique.
Selon le compte de surveillance « Yacht CO2 tracker », la consommation du navire serait alarmante : environ 1 700 litres de diesel par heure et près de 4,6 tonnes de CO2 émises par heure de navigation !
À titre de comparaison, un aller-retour Cagnes-Ajaccio générerait environ 250 tonnes de CO2, soit l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle de 27 Français moyens (basée sur une moyenne de 9,2 tonnes/an).