Antar Labiod (La France insoumise) et Inès Leuci, élus du groupe d’opposition municipal Échirolles A’venir , ont commenté, dans un communiqué, l’issue de l’élection du président de la Métropole grenobloise. Pour eux, “l’accord conclu au sein de la Métropole avec la droite dure marque une rupture politique grave. Beaucoup d’habitants ne comprennent pas comment des élus se réclamant de la gauche ont pu choisir de gouverner avec celles et ceux qui combattent au quotidien les politiques de solidarité, de justice sociale et de transition écologique. Ce choix envoie un signal inquiétant à toutes celles et ceux qui attendent une Métropole engagée contre les inégalités, pour les services publics et pour des politiques écologiques ambitieuses. On ne peut pas prétendre défendre le progrès social tout en s’alliant avec une droite qui porte des visions opposées sur de nombreux sujets essentiels”.
Échirolles A’venir estime que “la participation d’élus de gauche à cet accord interroge profondément. À force d’accepter des compromis toujours plus éloignés des engagements pris devant les électeurs, c’est le sens même du rassemblement de la gauche qui se fragilise. Les habitants n’attendent pas des coalitions construites autour de responsabilités ou d’équilibres internes. Ils attendent du courage politique, de la cohérence et une fidélité claire aux valeurs de gauche”. Et de conclure : “Notre territoire a besoin d’une Métropole populaire, écologique et sociale, pas d’alliances brouillant tous les repères politiques”.