« À quel type de match s’attendre au stade Louis-II, dans ce match crucial pour l’attribution des places européennes en Ligue 1 ?
On est les deux équipes qui ont marqué le plus de points sur les 13 dernières journées, 30 pour eux et 26 pour nous. Forcément, ça vous donne l’image et la qualité de notre adversaire, même si sur les derniers matches, ils ont lâché quelques points. Mais ça reste l’une des meilleures équipes de notre Championnat. Lorsque vous rentrez dans les deux derniers matches, on sait que les points ne comptent pas double, mais sont forcément beaucoup plus importants. Ça va être un match un peu couperet pour eux et pour nous, si on estime que l’objectif est de se qualifier en Ligue des champions.
Comment avez-vous accompagné Felix Correia, après les sifflets du stade Pierre-Mauroy la semaine dernière ?
J’ai échangé personnellement avec lui, avec mon anglais qui n’est pas parfait mais qui commence à s’améliorer. Il a été touché, bien évidemment, mais il est fort mentalement. Il est d’une grande lucidité sur ses qualités et sur ce qu’il doit améliorer. Il a une force mentale à toute épreuve.
On a senti une vraie unité autour de lui…
Je pense que c’est très significatif de ce groupe, j’ai envie de dire de ce club. On a beaucoup de qualité dans l’effectif. Mais je pense que si on est là où on est aujourd’hui, à deux journées de la fin, c’est aussi parce qu’il y a cet esprit-là. C’est parce qu’il y a cette solidarité, cette envie de faire les choses ensemble, parfois bien, parfois moins bien. On ne peut pas avoir de résultat sans ça. C’est nécessaire et indispensable. Il faut d’autres qualités évidemment, tactique, technique, athlétique, mais sans cet état d’esprit, sans cette ambiance générale, ce qui ne veut pas dire qu’on est toujours d’accord, que tout se passe toujours bien. On sent qu’on est soutenus par le groupe, par le club, et c’est important. Et je pense que c’est aussi grâce à ça qu’on est toujours à la lutte pour les premières places.
Vous avez toujours positivé en février, quand Lille avait 11 points de retard sur le podium. Imaginiez-vous une telle remontée ?
Début février, lorsqu’on perd à Lyon (0-1, le 1er février), la situation est difficile, en termes de résultats, de jeu, parce qu’on a beaucoup, beaucoup d’absents. Et forcément, quand vous êtes entraîneur ou joueur, ce sont des situations que vous avez du mal à vivre. Mais nous, staff, on est là pour trouver des solutions. Et c’est dans ces moments-là qu’on voit les gens qui sont capables de redresser. La force, elle est bien évidemment dans le groupe de joueurs, parce que ce sont quand même eux les acteurs principaux, mais elle est aussi dans le staff. Je sentais qu’on était capables de se relever, même si je n’imaginais pas qu’on puisse, à deux journées de la fin, être dans cette situation-là. Mais je le rappelle régulièrement aux joueurs, pour leur dire : Rappelez-vous d’où on vient, rappelez-vous fin janvier, si on nous avait dit ça. Si notre saison se termine par une qualification en Ligue des champions, elle sera extraordinaire. Je dis bien extraordinaire. Si elle se termine par une qualification en Ligue Europa, ce sera une très bonne saison. »