Par
Maureen Marie
Publié le
9 mai 2026 à 16h53
« J’ai choisi le type de cérémonie, les fleurs et la musique : tout est déjà payé pour mon décès. » À 33 ans, Célia Dos Santos Fortin est en convaincue et s’en amuse même, « parler de la mort ne fait pas mourir ».
L’anticipation des obsèques, c’est précisément de ce « sujet très tabou et sensible » que cette agente générale d’assurance de Flers (Orne) est venue parler avec Faustine Bollaert sur le plateau de l’émission Ça commence aujourd’hui. « Ça a été difficile pour la production de trouver des interlocuteurs sur le sujet, mais moi c’est quelque chose que je côtoie tous les jours », explique la Flérienne en ce début du mois mai 2026, quelques jours après son passage à la télévision. Une expérience qu’elle retrace pour L’Orne Combattante/actu.fr.
Sur le plateau de Faustine Bollaert pour parler des obsèques
Il a suffi d’un commentaire pour se retrouver sur le plateau télé. « L’émission a lancé un appel à témoins, j’ai répondu et une semaine après j’étais à Paris dans le studio », raconte celle qui est à la tête de l’agence Thélem assurances de Flers.
Ce mardi 21 avril, plusieurs interlocuteurs sont réunis sur le plateau pour évoquer « ce qui fait peur à beaucoup de monde ». « Par exemple il y avait avec moi une funeral planner, qui s’occupe de tout organiser comme pour un mariage, eh oui, ce métier existe. »
De son côté, Célia Dos Santos Fortin est spécialisée dans « la vente d’un service, celui des contrats obsèques ». « On accompagne nos clients dans toutes les étapes de la vie, jusqu’au décès, et on voit à quel point préparer son départ est quelque chose d’essentiel. »
Des « apéros de la mort » organisés à Flers ?
« Vous savez, quand on fait ce métier, on est confrontés à tous les cas de figure, et surtout à l’imprévu. » Par expérience professionnelle mais aussi personnelle, « car j’ai perdu des membres de ma famille maternelle très tôt », Célia a appris à faire de la mort… un sujet plus joyeux.
« On célèbre bien l’arrivée d’un enfant, alors pourquoi ne pas préparer notre départ avec bonheur en se remémorant tous les bons moments, et surtout, en faisant nos propres choix. »
« Parce que la mort est un sujet peu abordé en famille et donc on ne connaît pas vraiment les souhaits de nos proches », Célia Dos Santos Fortin invite à prendre ses dispositions, « le plus tôt possible ».
Pour aller plus loin, j’envisage même d’organiser des « apéros de la mort » pour parler de ce sujet à Flers, en présence de pompes funèbres et d’un funeral planner.
Célia Dos Santos Fortin, agente générale d’assurance à Flers
Une initiative qui peut surprendre, mais surtout faire réfléchir. « Après mon passage à la télé, des personnes m’ont dit que ces échanges leur avaient procuré beaucoup d’émotion. » Célia, quant à elle, a été touchée par la bienveillance de Faustine Bollaert, « on finit par en oublier la présence des caméras, c’était vraiment une super expérience ».
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