Au fil des années, l’esplanade du J4 est devenue un haut lieu de la fête marseillaise dès lors que les beaux jours arrivent. Après les soirées des Fiesta des Suds à l’automne et celle du Twerkistan en été, l’Europa Festival a pris ses quartiers face au Mucem pour la deuxième année consécutive.
Ils étaient plusieurs milliers à participer à l’événement créé pour susciter l’intérêt des jeunes envers l’Union européenne. Comme l’année précédente, l’Europa Festival a lieu le 9 mai, date de la déclaration fondatrice de l’Union européenne par Robert Schuman en 1950, ministre des Affaires étrangères de l’époque.
Sur les coups de 18 h, une miniconférence s’organisait pour expliquer le rôle des députés au Parlement européen devant une vingtaine de curieux. À une cinquantaine de mètres, la DJ Emma B passait un remix techno du tube des Daft Punk Harder, Better, Faster, Stronger. Deux salles, deux ambiances. Certains, comme Jeremy, jonglaient entre les deux. Venu de Manosque pour « passer une soirée gratuite », le jeune de 14 ans se prenait au jeu du « devine le drapeau » des pays de l’UE.
Tenus par des associations, des stands traitaient de l’alimentation, des échanges scolaires ou encore de l’éducation à la vie politique. / PHOTO David Rossi
Tenus par des associations, les autres stands traitaient de l’alimentation, des échanges scolaires ou encore de l’éducation à la vie politique. Plus tôt dans l’après-midi, des conférences évoquaient l’information, les enjeux maritimes, l’écologie ou encore la citoyenneté. Mais la grande majorité des festivaliers étaient davantage là pour profiter des DJ sets. En vacances à Marseille avec ses amies, Lina, 24 ans, est également venue « faire la fête gratuitement ».
« Instant européen »
À partir de 19h30, le soleil commençait à se coucher quand le DJ belge Milo Savic a pris le contrôle des platines. Entre des remix house et techno, le classique Belsunce Breakdown de Bouga résonnait face à une foule de plus en plus dense.
Dans le même créneau, il a conclu son set avec un remix de l’hymne Bande organisée. Avant de laisser place au DJ niçois Yann Muller, la foule a eu le droit à un « instant européen ». À savoir une chorégraphie d’une trentaine de jeunes au rythme d’une musique scandant le mot « joie » dans toutes les langues parlées sur le vieux continent. L’artiste niçois a ensuite joué durant 1h30 des morceaux pop remixés. Enfin, Amor a conclu cette deuxième édition au rythme de ses productions électroniques.