« La nostalgie, c’est comme les coups de soleil : ça ne fait pas mal pendant, ça fait mal le soir », disait Pierre Desproges. Au coup de sifflet final, il n’est resté plus que des souvenirs : ceux de matches à rebondissements, de joueurs et d’entraîneurs qui ont fait vibrer le public.
Les statistiques, le nombre de points et les individualités marquantes de cette victoire face à Golfe Juan Vallauris en deviennent anecdotiques. On ne retiendra que le bruit assourdissant du public à chaque dunk de Cavanna, les cris de stupeurs à chaque contact physique et, surtout la communion finale autour d’un clapping entre le peuple marseillais et le collectif qui l’aura représenté jusqu’au bout, malgré les turbulences liées à la fatigue que provoque une fin de saison.
Saison historique
La cerise sur le gâteau, le club a réalisé une performance historique. « On finit avec un classement record puisqu’on termine la saison à la 5e place, avec le peu de moyen qu’on avait », souligne Carlos Cardoso, le président du Smuc Basket. Une bonne manière de terminer une histoire… et d’en commencer une autre.
« Dans l’organisation qui a été mise en place, le fait qu’il y ait le Marseille Basket, ça nous permet de mieux travailler avec nos jeunes, de rester dans ce que nous savons faire : la formation et le développement », poursuit le dirigeant. Dans le développement du club amateur, désormais, le plus important est de viser la montée en Nationale 3 « d’ici deux ou trois ans » pour d’une des deux équipes seniors engagées en championnat. « C’est bien d’avoir des joueurs, mais si on veut les projeter ensuite sur l’équipe professionnelle, il faut qu’ils soient à un niveau supérieur », explique Carlos Cardoso. C’est désormais une page de l’histoire du basket marseillais qui se tourne. Un clapping et rideau avant l’ouverture d’un nouveau chapitre.