Le 26 mars, quand la Ligue (LFP) a acté le report de Lens-PSG, quatre points séparaient les deux clubs. L’instance, déjà bien discréditée, privait son produit phare d’une dose d’adrénaline afin de satisfaire les intérêts des engagés en Coupe d’Europe. Neuf jours plus tard, les Sang et Or coulaient à Lille (3-0) et l’écart passait à sept unités, ce qui atténuait un peu les regrets mais n’étouffait pas les critiques.
Cinq semaines se sont écoulées. Le PSG s’est hissé en finale de la Ligue des champions pour la deuxième fois d’affilée ; Strasbourg, l’autre représentant tricolore qui a bénéficié de ces faveurs, a atteint les demies de la Ligue Conférence. Et seuls trois points séparent les Parisiens des Lensois avant la réception de Brest (21 heures, Ligue 1+). Alors ?
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Alors, c’est évidemment un trompe-l’œil. En cas de victoire ce dimanche soir, avec son nouveau maillot sur le dos, le PSG aura fait « 99 % » du chemin grâce à un goal-average moelleux. C’est Luis Enrique qui l’a dit sur la chaîne du club. « On a deux grandes motivations, a-til précisé. D’abord, c’est notre dernier match à la maison. Ensuite, on peut se rapprocher du titre. »
Gestion du temps de jeu
En face, Brest vient d’être giflé à 50 mètres du Parc par le Paris FC (4-0) et n’a plus rien à jouer. « C’est l’occasion de montrer quel type d’équipe elle est et jouer au Parc reste une source de motivation », prévient l’Espagnol. Le PSG y reste sur une défaite (Lyon) et un nul (Lorient). Et ce ne sera donc pas le cadre du 14e sacre national.