Le sort de Paul Hawrylak dans Liège-Bastogne-Liège Juniors s’est en partie joué dans la côte de la Vecquée, l’avant-dernière bosse avant l’arrivée finale sur les pentes de la côte de La Redoute. « C’est monté assez vite et j’ai eu peur de me faire piéger. Ensuite, dès qu’on a passé le pont avant La Redoute, je me suis mis devant et Vic (De Smet) a attaqué de l’arrière avec beaucoup plus de vitesse », raconte-t-il à DirectVelo. Le coureur de la Soudal Quick-Step U19 ne sera pas rejoint par le sociétaire du Paris Cycliste Olympique. « J’ai lancé comme je pouvais mais je n’ai pas pu le rattraper, il a eu la bonne stratégie », ajoute le Français.
Paul Harwrylak misait beaucoup sur cette côte de la Vecquée. « Je n’étais pas dans un très bon jour. J’étais quand même en tête de course, mais ça roulait très fort. J’ai quand même réussi à basculer en haut de chaque bosse, rapporte le Junior 2. Mon arrivée était en là en haut de la dernière côte à 7 km de l’arrivée. Après, il ne reste que 800 m et 800 m, il n’y a pas besoin de force pour le faire. Il y a juste besoin de mental. Et dire qu’on tombera après la ligne ».
« DIFFICILE DE TRAVAILLER LES COLS »
Le 10e du Challenge Junior Legend Wheels a gagné la dernière étape du Tour du Bocage et de l’Ernée 53 à la fin mars mais depuis il a connu « un trou d’air ». La faute à la qualité de l’air justement. « J’ai eu des allergies. Ça m’handicape pas mal sur la régularité. Je suis vraiment heureux de revenir comme ça ». La semaine prochaine, il va retrouver un gros talus bien raide, en Bretagne cette fois, avec l’Arguenon Vallée Verte où il s’est imposé l’an dernier. « C’est 800 mètres à 15%, c’est terrible, c’est très bien », sourit-il.
Il ne quittera pas les pentes inclinées en compétition. « J’irai au Tour du Pays de Vaud (Coupe des Nations du 28 au 31 mai) et à la Classique des Alpes ». Mais pour Paul Hawrylak se pose un problème. « J’habite dans la région Centre donc c’est très difficile de travailler les cols. Dès qu’il y a des cols, je peine pas mal parce que je suis pas du tout habitué ». Mais le coureur de 18 ans tient à rester polyvalent pour l’instant. « J’ai une grosse pointe de vitesse. Ça m’est arrivé plusieurs fois de pouvoir régler des sprints ». La gamme de sa palette dépendra de sa prochaine destination. « Je ne sais toujours pas dans quelle équipe j’irai, j’espère aller dans celle qui me convient le mieux et on verra ce qu’on attendra de moi ».