l’essentiel
Le 3 mai dernier, à Gap, se déroulaient les championnats de France de course en montagne. Deux représentants limouxins y ont participé de la plus belle des manières : Stéphane Danjou a décroché une superbe 4e place en catégorie M5, tandis que Marion Rouvier s’est offert le titre national en catégorie M2.

Si les deux emblématiques athlètes ont brillamment représenté le club d’athlétisme de Limoux, ils le doivent avant tout à leur volonté et à leur rigueur dans la préparation de cette échéance.

Depuis deux mois, en complément de leurs entraînements habituels, ils ont intensifié leur préparation avec un programme mêlant côtes, séances sur piste et renforcement musculaire. Les sentiers du Pic de Brau – « le bureau » comme aime l’appeler Stéphane – n’ont désormais plus aucun secret pour eux.

Car un championnat de France de montagne ne laisse aucun répit : ça grimpe fort… et les descentes sont tout aussi exigeantes. Mais les deux spécialistes des terrains escarpés n’ont pas été impressionnés par ce nouveau défi.

Deux nouvelles performances de haut niveau

Stéphane Danjou s’élance le premier sur un parcours de 14 km et 900 m de dénivelé positif. Plus de 300 coureurs – U23, seniors et masters – partent à toute allure sur un premier kilomètre roulant avant d’attaquer les premières difficultés.

Le tracé se compose de deux boucles avec trois ascensions majeures : une première montée de 2 km pour 300 m de D +, une seconde de 3 km pour 450 m de D +, puis une dernière rampe d’1 km pour 150 m de D +. À l’arrivée, Stéphane termine 4e de la catégorie M5 en 1 h 31, à seulement une minute du podium. Les 2e et 3e places reviennent aux athlètes du Gap Hautes-Alpes Athlétisme. Au classement général toutes catégories confondues, il se classe 221e sur 274 arrivants.

Quelques instants plus tard, c’est au tour de Marion Rouvier de prendre le départ sur le même parcours. La stratégie est claire : rester prudente dans la première boucle avant de tout donner dans la seconde.

Le parcours, très apprécié des concurrents, traverse d’abord des sous-bois avant que la pente ne s’accentue progressivement sur un terrain de plus en plus technique, entre racines et cailloux. Puis vient la dernière difficulté : 1,5 km et 100 m de dénivelé positif avant la délivrance finale.

Marion boucle l’épreuve en 1 h 28, terminant 29e sur 92 au classement général féminin, et décroche surtout le titre de championne de France dans la catégorie M2.