Publié le
9 mai 2026 à 17h34
Hermès a-t-il trouvé son paradis à Champigny-sur-Marne ? Déjà pourvu de deux ateliers dans la troisième plus grande ville du Val-de-Marne, le fleuron du luxe français veut y renforcer son ancrage. D’ici fin 2028, la rutilante multinationale spécialisée dans la maroquinerie, la soie et la sellerie veut bâtir un immense site de fabrication de pièces métalliques situé au 315 avenue du Général-de-Gaulle, qui dispose une surface de 8 000 mètres carrés, en face de l’autoroute A4. Une enquête publique se tient jusqu’au 13 juillet 2026.
Des perspectives d’emploi pour les jeunes
« C’est une belle opportunité pour la ville de Champigny-sur-Marne », se réjouit auprès d’actu Paris le maire, Laurent Jeanne (divers droite). « Nous avons l’un des taux d’emploi les plus faibles d’Île-de-France. Avec cette probable arrivée, ça ouvre des perspectives, notamment pour les jeunes lycéens et étudiants », projette l’édile. Un horizon dégagé à la hauteur du projet ambitieux déposé par la marque créée en 1837 auprès de la préfecture.
La filiale d’Hermès, Hermès Manufacture de Métaux (HNM), a jeté son dévolu sur une friche industrielle positionnée à proximité de la future ligne 15 Sud du Grand Paris Express. Le pôle envisagé par l’entreprise regrouperait des fonctions de production et d’administration. Au total, ce ne sont pas moins de 250 emplois qui seront concentrés. Ce qui représente une force de frappe quinze fois supérieure à l’ancienne société de négoce installée sur la parcelle.
Hermès veut ainsi rapatrier ses employés de l’atelier de conception de Coeuilly, déjà implanté à Champigny, et ouvrir de nombreux postes. Champigny compte ainsi capitaliser sur ce nouveau site pour créer des passerelles avec ses établissements de formation. Si le taux de chômage s’avère relativement contenu (13,2 %), les 15-24 ans demeurent davantage vulnérables. D’après des données de l’Insee, le taux de chômage est de 27,4 % dans cette catégorie.
Début des travaux fin 2026 ?
Pour Hermès, la localisation de Champigny-sur-Marne est idyllique. Au carrefour de routes très passagères et au cœur d’un bassin d’emploi prometteur, la commune propose un foncier moins onéreux que d’autres villes de la petite couronne. Un atout dans une manche bien épaisse.
Car la prestigieuse maison se porte à merveille. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 16 milliards d’euros, soit une hausse de 9 % par rapport à 2024. Une santé de fer singulière dans un marché qui pâtit des incertitudes économiques. Hermès fait partie du duo de tête du luxe français, avec Louis Vuitton, la première marque du groupe LVMH.
Dans ce contexte, la future usine a pour objectif d’épaissir son outil de production. Mais avant d’y parvenir, le projet devra recevoir l’aval des autorités. Pour le moment, des « réserves » ont été émises par les pompiers concernant les normes à incendie. En cause, le bois enrobant une partie du squelette, un matériau inflammable. « Hermès est une société sérieuse. Et nous avons toute confiance dans l’architecte pour s’ajuster », assure Laurent Jeanne.
Les travaux pourraient commencer fin 2026 et durer deux ans. Sollicitée par actu Paris, Hermès n’avait pas répondu à nos sollicitations à l’heure où nous publions ces lignes, malgré les relances par courriel.
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