L’AS Nancy Lorraine met fin à sa collaboration avec Pablo Correa à l’issue de la saison de Ligue 2, ce samedi 9 mai 2026. Malgré l’objectif de maintien atteint précocement, la direction nancéienne a décidé de ne pas proposer de nouveau contrat au technicien franco-uruguayen.

Le maintien définitif a été acquis il y a une semaine grâce à un succès à Pau (1-3), selon les informations de l’Est Républicain. Pour l’ultime rencontre à domicile contre Dunkerque au stade Marcel-Picot, l’entraîneur a composé un groupe excluant les joueurs prêtés afin de privilégier les éléments en fin de contrat.

Le départ de l’entraîneur le plus titré de l’histoire du club provoque de vives tensions chez les supporters. Olivier Burger, président des Socios de l’ASNL, pointe du doigt la gestion du président Krishen Sud et le manque de reconnaissance envers le technicien.

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 » Oui je lui en veux au président parce que on sent que l’équipe première c’est l’arbre qui cache la forêt. Pablo Correa, heureusement qu’il est revenu au club parce que encore une fois quand il est venu on était au plus mal aujourd’hui le club ne fonctionne que sur son équipe première. Derrière, il n’y a plus rien qui va, l’administratif c’est compliqué, les conditions de travail sont très compliquées, le sportif c’est compliqué dans les conditions de travail, conditions de travail à la fois humaines mais à la fois également sportives puisqu’on sait que le centre d’entraînement n’est pas entretenu » regrette Olivier Burger, président des Socios Nancy.

Le représentant des supporters s’inquiète également d’une déconnexion entre la direction actuelle et l’identité historique de la formation lorraine. Il dénonce une centralisation excessive du pouvoir décisionnel par une direction éloignée géographiquement.

« Est-ce qu’on a pris le temps de lui expliquer, est-ce qu’on l’a reçu, c’est quand même l’entraîneur qui est le plus titré à Nancy. Je pense qu’à un moment donné il mérite du respect, et à la limite qu’on se sépare de lui, mais à un moment donné il faut mettre du respect aussi sur son nom et sur cette personne. Et puis après, le risque, c’est aussi qu’encore on assiste à une perte d’identity du club, puisque c’est quelqu’un qui est quand même très attaché au club, aujourd’hui il est géré à des milliers de kilomètres par des personnes qui ne connaissent pas forcément la région, ni le foot, et puis voilà, on voit bien qu’on a un président qui veut tout décider, que ce soit hors sportif, même sportif, alors qu’il n’a jamais mis les pieds sur un terrain de foot, il n’a aucun diplôme pour gérer le foot » explique Olivier Burger au micro de Radio France.

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L’Équipe confirme que ce troisième mandat de Correa prend fin alors que le club occupe la 15e place du classement. Pour cette dernière confrontation, le gardien Martin Sourzac effectue son retour dans le groupe avant son départ définitif à l’intersaison.