La communauté de communes Bretagne Porte de Loire Communauté a, dans le cadre de son Plan local d’urbanisme et de l’habitat, (PLUIH), souhaité intégrer plus de données sur le patrimoine local. La région Bretagne a sollicité l’université de Rennes 2 pour intervenir sur le territoire.  Le service de l’inventaire est en partenariat avec Rennes 2 pour étudier le patrimoine », explique Maogan Chaigneau-Normand, maître de conférences à l’université. Six étudiants de l’université ont donc présenté le fruit de leur travail devant un parterre de cinquante Canteloupéens. En tout 266 bâtiments ont été recensés.

Un patrimoine remarquable

Selon leurs observations, on note quelques bâtisses remarquables, parmi lesquelles le manoir de la Retenue, datant du XVIIIe siècle, le château du Riffray, construit au XVIIe siècle, et l’église.  Notre étude porte sur trois axes : la présentation de la commune, l’étude plus précise du bâti ancien et l’étude de ses transformations », précise l’un des étudiants.

Selon leur analyse, les maisons sont construites en terre et à partir du schiste présent sur le territoire.  L’implantation de la commune s’est faite au sud de l’église à cause d’une zone humide , expliquent-ils. Concernant l’évolution du bâti ancien,  assez peu développé au XVIIe siècle, ce n’est que deux siècles plus tard que le bourg se densifie après la forte croissance démographique du XIXe siècle », souligne un étudiant. Le groupe d’élèves a ensuite détaillé l’architecture des constructions et son évolution à travers les siècles.  Puis, on verra l’apparition de la brique, un matériau qui est vraiment marquant, lié à la révolution industrielle. 

Les étudiants ont conclu leur exposé, préconisant quelques conseils d’entretien du bâti ancien, en utilisant des matériaux perspirants, tels que la chaux, la terre ou la brique, et en évitant les matériaux contemporains, comme le ciment et les parpaings. L’entretien régulier est aussi préconisé plutôt que des interventions lourdes et tardives.

Le maire a remercié les étudiants pour leur travail.  Vous avez apporté un œil extérieur à une lecture que l’on n’avait pas de notre commune », conclut Vincent Minier.