PORTRAIT – Accusé de meurtres, tortures et autres actes de barbarie, il est le premier dignitaire à comparaître devant la justice syrienne depuis la chute du régime baasiste. Il risque la peine de mort.
Il y avait presque un côté pathétique à le voir prendre place seul sur le banc des accusés, avec son crâne rasé, ses menottes, ses sourcils froncés et son uniforme de prisonnier façon frères Dalton. Mais de l’autre côté des barreaux noirs de sa cage, la foule n’a sans doute pas éprouvé une once de compassion pour Atef Najib. Ce dimanche 26 avril, le cousin germain de Bachar el-Assad comparaissait devant la quatrième cour criminelle du palais de justice de Damas pour répondre d’exactions commises en mars 2011, aux prémices de la guerre civile syrienne. Celui qui risque la peine de mort avait été arrêté en janvier 2025 à Lattaquié, sur la côte, afin d’être jugé pour ses «crimes contre le peuple syrien», rapportait à l’époque Sana, l’agence de presse officielle. Une deuxième audience doit se tenir ce dimanche 10 mai.
Atef Najib est accusé de meurtres, tortures et autres actes de barbarie perpétrés lorsqu’il était chef de la sécurité politique à Deraa, ville du sud-ouest située à la frontière…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 89% à découvrir.
Vente Flash
-70% sur votre abonnement. Sans engagement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous