Ce vendredi à Belley, Thomas Tachot s’est imposé pour la première fois sur une « 1ère catégorie ». Après trois premières années compliquées chez les Espoirs, le coureur du VC Villefranche Beaujolais a ressorti la tête de l’eau l’an passé et poursuit sur la même dynamique depuis le début de la saison. Parmi les meilleurs Juniors français et coéquipier de Romain Grégoire et Lenny Martinez chez les tricolores en 2021, l’Isérois de 22 ans a fait le point avec DirectVelo après son succès dans l’Ain.
DirectVelo : Que représente ton succès au Grand Prix de Belley ?
Thomas Tachot : Ça fait plaisir de gagner. Je ne l’avais pas fait depuis un petit moment. J’ai gagné en cyclo-cross cet hiver, sur la route j’ai remporté une Open il y a deux ou trois ans et sinon c’était en Juniors, alors ça remonte. La course a été assez limpide à Belley. Nous étions en surnombre avec Simon (Baran) et Aurélien (Kayser). On a très bien manœuvré. Je suis parti seul un petit moment dans le final, et Simon m’a rejoint dans le dernier tour. On a terminé ensemble. C’était un plaisir de finir de cette manière. Simon avait déjà gagné cette saison à Puyloubier. Il m’a laissé la victoire. On s’entend très bien, on a été en stage cet hiver ensemble.
Ce succès doit te faire du bien !
J’ai bien galéré pendant mes deux-trois premières années chez les Amateurs. La transition a été très difficile avec les Juniors. J’ai eu pas mal de soucis physiques. L’an dernier, je m’étais bien relancé, j’avais fait une bonne saison. J’étais acteur sur les courses en seconde partie d’année. Je fais un bon début de saison, avec quelques résultats en Élites. Je sens que j’ai encore un peu progressé. Je suis un peu plus fort en fin de course. Ça va dans le bon sens. J’ai envie de continuer comme ça.
« JE PENSE QUE J’AI PERDU DU TEMPS »
Après quoi cours-tu à présent ?
L’objectif était de passer pro en sortant des Juniors. Ce n’est plus une priorité, j’ai conscience que ça sera difficile. J’ai envie de me faire plaisir, de transmettre aux jeunes. J’ai pas mal d’expérience, j’ai un rôle de capitaine route dans l’équipe. J’ai aussi envie d’aller chercher des victoires comme à Belley, et de faire des belles courses en Classe 2 ou en Classe 1 désormais. Je ne sais pas encore combien de temps je ferai du vélo. Cette année, je ne fais que ça. Je pense que c’est la dernière saison où ça sera le cas donc j’en profite. Je vais faire le Caux Tour jeudi, en Coupe de France. Pour la suite, on ne connaît pas les sélections mais j’aimerais bien faire l’Alpes Isère Tour qui passe près de chez moi.
Il t’arrive de repenser à tes années Juniors où tu côtoyais Romain Grégoire et Lenny Martinez en équipe de France ?
J’ai un peu le regret d’avoir loupé la transition. Je pense que j’ai perdu du temps. Mais si j’en suis là où j’en suis aujourd’hui, c’est peut-être que je n’avais pas le talent pour passer au-dessus. Quand je vois les gars avec qui j’étais, ils ont de suite passé le step. Je n’avais pas le même moteur, je n’ai pas de regret. Je m’entraîne bien, je suis sérieux. Je vais au bout de la démarche. J’utilise mon plein potentiel alors je n’ai pas de regret sur ça.