Téhéran menace Londres et Paris. L’Iran a promis ce dimanche une « réponse immédiate » en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d’Ormuz, comme l’a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre des affaires internationales et juridiques au ministère des Affaires étrangères d’Iran sur X.
Cela fait suite au déploiement du porte-avions « Charles de Gaulle » dans la mer Rouge, décidé en début de semaine. Paris et Londres sont à l’initiative d’une mission d’une cinquantaine de pays (mais pas les États-Unis), visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz. Cette mission ne serait activée qu’en cas d’accord de fin de conflit entre l’Iran et les États-Unis.
« Les responsables français ont annoncé que le navire de guerre qu’ils ont dépêché a pour mission de déminer et d’escorter des navires une fois le calme rétabli. Nous leur rappelons que, tant en temps de guerre qu’en temps de paix, seule la République islamique d’Iran peut assurer la sécurité dans ce détroit, et qu’elle ne permettra à aucun pays de s’ingérer dans ces questions », écrit Kazem Gharibabad.
« En conséquence, il est à noter que la présence de navires de guerre français et britanniques, ou de tout autre pays, susceptible d’accompagner les actions illégales et contraires au droit international des États-Unis dans le détroit d’Ormuz, se heurtera à une réponse ferme et immédiate », poursuit le vice-ministre des affaires internationales et juridiques dans son long message.
Prépositionné en attente d’une mission de sécurisation
« Le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge », avait annoncé mercredi le ministère français des Armées dans un communiqué. Il était jusque-là vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne.
Sa présence à proximité du Golfe devait permettre « d’évaluer l’environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement » de la mission multinationale, « d’offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région » et doit permettre d’agréger autour de lui les moyens d’autres pays, selon le ministère.