Des passagers britanniques, débarqués du MV « Hondius », en direction de l’aéroport de Granadilla, aux îles Canaries, le 10 mai 2026. ANDRES GUTIERREZ / ANADOLU VIA AFP
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Si vous avez décroché de l’actualité en ce week-end de pont, voici les principales informations à retenir de ces vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 mai.
• Opération de rapatriement des passagers du bateau MV « Hondius » depuis les îles Canaries
Le bateau de croisière MV « Hondius », où a été détecté un foyer d’hantavirus, est arrivé ce dimanche 10 mai dans le petit port de Granadilla de Abona, aux îles Canaries. Une opération d’évacuation d’une centaine de passagers et membres de l’équipage a débuté dans la journée et doit s’achever lundi.
Les évacués rentrent progressivement en avion vers leurs pays. Sortis en premier, les quatorze Espagnols ont atterri en début d’après-midi à la base militaire de Torrejón, près de Madrid. Ils ont ensuite pris la route vers l’hôpital militaire Gómez Ulla, dans le sud-ouest de la capitale espagnole, où ils seront mis en quarantaine et suivis médicalement.
Les cinq Français évacués, qui ont suivi dans l’ordre les Espagnols, sont eux arrivés peu avant 16h30 à l’aéroport du Bourget, près de Paris. « Tout va bien », a assuré dans un message à l’AFP l’un de ces Français, Roland Seitre, juste avant de décoller. Comme les quatre autres ressortissants français, il sera mis en quarantaine de 72 heures, avant, en cas d’évaluation favorable, d’être mis « à l’isolement 45 jours » à domicile, selon le gouvernement français, qui va prendre « dès ce soir » un décret pour mettre en place les mesures d’isolement « à l’égard des cas contacts ».
• L’Iran a répondu à la proposition américaine de résolution de la guerre au Moyen-Orient
Le bras de fer américano-iranien dans le détroit d’Ormuz se poursuit. Ce dimanche 10 mai, un vraquier a été attaqué au large des côtes du Qatar, sur fond de menaces de l’Iran contre les navires « ennemis » et les intérêts de Washington. Le Koweït et les Emirats arabes unis ont aussi rapporté des attaques de drones, alors même qu’un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis le 8 avril.
Les autorités iraniennes ont tout de même fait savoir dimanche qu’elles avaient transmis, via le Pakistan, une réponse à la proposition américaine pour un règlement durable du conflit au Moyen-Orient. La réponse iranienne est « axée sur la fin de la guerre (…) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime », a indiqué, sans plus de détails, la télévision d’Etat iranienne.
Ce qui n’empêche pas l’Iran de hausser le ton : le porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien Ebrahim Rezaei a averti les Etats-Unis sur l’éventualité d’une « riposte iranienne forte et décisive » en cas d’attaques de ses navires. De son côté, Donald Trump a déclaré dans une interview, enregistrée plus tôt dans la semaine et diffusée dimanche, n’avoir besoin que de « deux semaines supplémentaires » pour atteindre toutes leurs cibles en Iran.
• 47 gardes à vue malgré l’interdiction de la manifestation du Comité du 9-mai
Malgré l’interdiction de la manifestation d’extrême droite radicale du Comité du 9-Mai par la préfecture de police de Paris, confirmée par le Conseil d’Etat, ses soutiens avaient appelé à se rassembler à Paris ce samedi. 47 personnes ont été placées en garde à vue à Paris, parmi 98 interpellations, en marge de la manifestation d’extrême droite radicale interdite et de sa contre-manifestation antifasciste, également interdite, d’après la préfecture de police.
Ces personnes ont été placées en garde à vue essentiellement pour participation à un groupement en vue de commettre des violences/dégradations, violences volontaires en réunion et port d’armes prohibées, a ajouté la préfecture de police de Paris. Le parquet, sollicité par l’AFP, a également mentionné, entre autres, « outrage » et « dissimulation volontaire du visage, sans motif légitime, lors d’une manifestation sur la voie publique accompagnée de troubles à l’ordre public ».
La préfecture de police avait interdit mardi cette manifestation, ainsi qu’une contre-manifestation antifasciste, rappelant la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, en février, et soulignant que, en 2025, plusieurs saluts nazis avaient été observés dans le cortège du Comité du 9-Mai.
• La commémoration militaire du 9 mai sous tension en Russie
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé ce samedi 9 mai que son armée affrontait en Ukraine des forces « agressives » soutenues par l’Otan, lors d’un bref discours sur la place Rouge pour de modestes commémorations du 9-mai 1945 au premier jour d’une trêve acceptée par Kiev.
Ce défilé a été marqué par l’absence d’équipements militaires, tels que des chars et lances-missiles qui d’ordinaire remontent la place centrale de Moscou. Il n’a duré que 45 minutes et a été conforté in extremis par l’entrée en vigueur d’une trêve de trois jours annoncée la veille par Donald Trump. « Espérons que ce soit le début de la fin d’une guerre très longue », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, précisant que le cessez-le-feu serait accompagné d’un « échange de prisonniers de 1 000 détenus de chaque pays ».
Vladimir Poutine a assuré samedi soir que la Russie n’avait toujours pas reçu de proposition de la part de l’Ukraine concernant l’échange. Il a aussi estimé que la guerre en Ukraine « touchait à sa fin » et a fustigé les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev.
• Défaite historique pour les travaillistes aux élections locales britanniques
Un sévère revers pour le Labour au Royaume-Uni. L’annonce des résultats des élections locales britanniques, faite ce vendredi 8 mai, a acté une défaite importante du parti travailliste du Premier ministre Keir Stramer. Il a perdu 1 406 sièges en Angleterre. Plus encore, le parti a perdu le contrôle du Parlement gallois pour la première fois depuis 1999, face au parti indépendantiste Plaid Cymru. En Ecosse aussi le Labour a reculé de quatre sièges, arrivant au coude à coude avec l’extrême droite de Nigel Farage, l’homme du Brexit.
Malgré ces résultats, Keir Starmer a refusé de démissionner. Il a assuré « assumer la responsabilité » de ces résultats « très difficiles » et promet « d’écouter les électeurs », mais sans pour autant « prendre un virage à droite ou à gauche ».
Cette déroute du Labour se fait au profit du parti d’extrême droite de Nigel Farage, Reform UK. Le parti anti-immigration a remporté 1 444 sièges, et prend le contrôle de 14 conseils locaux. « Nous n’avons pas seulement fait s’écrouler le “mur rouge” (les bastions travaillistes), nous avons également fait s’écrouler le mur bleu (les fiefs conservateurs). C’est une réussite fantastique », s’est enthousiasmé Nigel Farage dans la soirée du 8 mai depuis l’Essex. En effet, le scrutin a aussi été marqué par le recul des Conservateurs (773 élus), derrière le parti Libéral-démocrates (834), et par la progression des Verts, parti très à gauche dirigé par Zack Polanski (515 sièges).