Paul Magnier n’aura pas mis longtemps à confirmer. Premier maillot rose du Tour d’Italie il y a 48 heures après avoir remporté l’étape inaugurale, le sprinteur français s’est une nouvelle fois montré le plus rapide, ce dimanche, lors du troisième et dernier acte en terres bulgares, s’offrant le scalpe de deux grosses cuisses au palmarès imposant : l’Italien Jonathan Milan et le Néerlandais Dylan Groenewegen. “Je rêvais de pouvoir gagner deux des trois premières étapes. Gagner une nouvelle fois aujourd’hui était clairement l’objectif. L’équipe a fait un boulot incroyable, on a contrôlé l’étape toute la journée”, se félicitait-il après l’arrivée, au pied du podium protocolaire.

Dans le final, à l’approche du sprint, le plan était clair pour le train de la Soudal Quick-Step. “On voulait être en meilleure position possible à la flamme rouge et c’est ce que l’on a réussi à faire. Battre Jonathan Milan et Dylan Groenewegen est la preuve que je peux jouer face aux meilleurs sprinteurs du monde”. L’athlète de 22 ans a tout de même eu le temps de se faire peur dans les derniers mètres. “J’ai levé les bras sur la ligne mais honnêtement, je n’étais pas totalement sûr de l’avoir emporté”.

Paul Magnier a également tenu à rendre hommage à l’un de ses illustres aînés après ce deuxième succès d’étape sur le Tour d’Italie. “Il y a six ans, à l’époque du Covid, je me souviens très bien avoir regardé Arnaud Démare gagner sur le Giro avec le maillot cyclamen (le maillot de leader du classement par points, NDLR). Il m’a envoyé un message pour me dire de faire la même chose, alors je suis heureux d’y être parvenu”. Cette année-là, en 2020, le Picard avait gagné quatre étapes en Italie. « Il reste encore bien des occasions de scorer », prévient Paul Magnier.