Ce 80e anniversaire restera dans les mémoires. Rarement un meeting aérien n’aura essuyé une telle météo. En un mot : exécrable. Il a plu pendant des heures, en continu. Un déluge, un vrai. Malgré tout, l’organisation s’est démenée pour maintenir la fête. À 10 h 30, Jean-Michel Aumeunier, le pacha de la base, prenait la parole. « Bienvenue à bord ! C’est un honneur et un plaisir de vous accueillir », a-t-il annoncé sur le car podium, en ajoutant : « La météo ne nous empêchera pas de passer une très bonne journée ». Et c’est vrai, la journée fut belle, humide mais belle. L’événement affichait complet puisque les 40 000 billets avaient été vendus avant l’ouverture des portes. Toutes les démonstrations aériennes n’ont pas pu être maintenues (notamment la voltige), n’empêche, les principales têtes d’affiche ont assuré le spectacle, à commencer par la fameuse Patrouille de France, mais aussi le Rafale Marine et ses ancêtres tels le Mustang ou le Spitfire. Plusieurs générations d’engins, dont certains interviennent encore sur des terrains de guerre, qui racontent l’histoire de l’aviation.
Des bouchons et un manque de navettes
Le public, très familial, a apprécié. « Les spectateurs ont une patience et une résilience incroyables face aux éléments, chapeau, vraiment », confiait Pierre Buffet, speaker officiel du meeting. Les photographes amateurs se sont régalés. Olivier, appareil en main, a shooté, sans retenue. Le quinquagénaire vient de Lambézellec. Il a couvert son premier meeting en 1986, à Guipavas. Depuis 40 ans qu’il écume les événements de ce type, il l’affirme : celui du jour est, de loin, le plus pluvieux qu’il ait connu. Ce dernier est venu voir le Breguet 14 qui servait, après la Première Guerre mondiale, de transport de courrier. « Normal, je suis facteur », sourit Olivier. Côté logistique, petit bémol, puisque plusieurs spectateurs n’ont pas réussi à rejoindre le site. La faute, d’après les premiers commentaires glanés sur les réseaux sociaux, aux bouchons mais aussi au manque de navettes mises en place. Des pistes d’amélioration pour les 90 ans.