À 85 ans, Marie-Claude, a décidé de vendre sa maison du 9e arrondissement, celle où elle a vécu une longue partie de vie. Dans ses tiroirs, elle avait conservé des trésors, hérités de ses aïeuls. Des silex et des outils datés du néolithique, des gravures en bronze et des cuillères en argent qui n’ont jamais servi autrement qu’en décoration. Au lieu de les conserver après son déménagement, elle a mis tous ses bibelots de famille dans son chariot de courses, direction le Manier, le siège marseillais des Petits frères des pauvres.
Pour les 80 ans de leur association, les Petits frères des pauvres organisent dans toute la France des journées gratuites d’expertises d’objet pour une vente aux enchères caritative, au mois d’octobre, au profit d’actions pour les personnes âgées démunies. Cette semaine, Aude Moyano, de la maison de vente Boisgirard-Antonini, s’est arrêtée à Marseille évaluer les biens des donateurs locaux.
400 personnes âgées aidées par les Petits frères des pauvres à Marseille
Dans son caddie, Marie-Claude a aussi pris soin de prendre un poivrier style art-déco, un ouvre lettre et un tir lacets (une sorte de pince pour retirer ses souliers) d’époque et un vase en verre marbré…