Les spores dormantes de Bacillus subtilis ont été mélangées au polycaprolactone, un polymère courant en impression 3D et dans certaines sutures chirurgicales. Les sutures en polycaprolactone fondent dans les tissus au fil de la cicatrisation, sans intervention du chirurgien. Les prototypes imprimés en 3D avec ce même matériau finissent au rebut après quelques essais.
Zhuojun Dai et ses collègues ont donc choisi de tester leur plastique vivant sur un polymère voué à une durée de vie très courte, avant de s’attaquer aux plastiques durs des emballages quotidiens. Les chercheurs reconnaissent que le polycaprolactone est bien plus sensible aux enzymes que le polyéthylène ou le polypropylène des emballages courants, et qu’il leur sera complexe d’adapter le système à ces polymères résistants pour leurs prochains travaux.
Mais à titre de démonstration, l’équipe a fabriqué une électrode portable en plastique vivant, qui a fonctionné normalement puis s’est dégradée complètement en deux semaines.