RÉCIT – L’intelligence artificielle va-t-elle vraiment détruire des millions d’emplois ou, comme les précédentes révolutions technologiques, transformer le travail sans l’abolir ? Entre prophéties des patrons de la tech et premières études économiques, voici les scénarios qui se dessinent.

Il a récidivé ! Il y a quelques jours sur la chaîne américaine Fox News, Dario Amodei, le PDG d’Anthropic, maison mère du modèle d’intelligence artificielle générative Claude, affirmait que « 50 % de tous les emplois technologiques, les avocats débutants, consultants et professionnels de la finance seront éliminés dans les un à cinq ans ». L’entrepreneur s’était déjà exprimé à plusieurs reprises en ce sens ; sa profession de foi fait, à chaque fois, sensation. D’autant que chacun le pressent, l’IA n’est pas une innovation comme les autres. En France, pour l’instant, dans la majorité des entreprises, ce sont les salariés qui s’emparent d’eux-mêmes de ces nouvelles solutions, sans attendre de blanc-seing de leur organisation. Chacun teste dans son coin et réorganise discrètement ses journées en fonction des gains. Grâce à Claude justement, des présentations qui requéraient plusieurs journées de travail, sont désormais bouclées en une heure. La veille d’informations est automatisée…

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Le Figaro

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