L’UBB a montré sa force de caractère et exhibé ses ressources pour maintenir ses chances de qualification. Une victoire qui en dit long pour la suite.

Effusion de joie dans les vestiaires ! À la mesure du soulagement au terme d’un véritable « match couperet » comme l’avait baptisé Jean-Baptiste Poux. « La joie était incroyable, raconte Maxime Lucu. Forcément, on a eu peur à la mi-temps. Et le contraste avec cette victoire était incroyable. On a tout donné pour venir chercher une victoire ici, même si tout n’a pas été parfait. Elle est importante et elle montre aussi la force de caractère de ce groupe. Quand on se regarde dans le rond à la fin, on se dit qu’on est capable de beaucoup de choses. Il faut qu’on prenne conscience de ça. Et en tout cas il y avait beaucoup de sourires, beaucoup de bonheur. Se dire qu’on est encore là, c’est ça qui était important ! »

L’UBB a donc conservé toutes ses chances de qualification au terme d’un match habité de bien d’émotions. Même les plus funestes. « On savait que ce déplacement à Bayonne était périlleux, poursuit le Basque. En perdant ici, on se mettait des bâtons dans les roues, voire le championnat se terminait. Il y avait donc cette pression-là qui est entrée en jeu, notamment en première mi-temps. Le manque d’énergie, le fait d’avoir joué peut-être il y a six jours, nous ont donné du mal à entrer dans le match. À la mi-temps on s’est calmé, on s’est regardé et on s’est dit qu’on était capable de le faire à 23. Et on est allé chercher un gros résultat, un grand résultat même, et on est encore dans la course. »

Parfois, je préférerais être un peu plus tranquille

Ce succès, ce match à ne pas perdre serait-il un tremplin pour les futurs rendez-vous ? « J’espère, rebondit le capitaine. En tout cas, il faut valider avec la réception de Perpignan. On est encore vivants alors que certains nous voyaient éliminés. On montre qu’on a du caractère pour encore aller chercher un top 6. »

La victoire prend de l’ampleur aussi quand les Bordelais montrent cette capacité à se surpasser, à surmonter les obstacles, à faire face aux 19 points de débours à vingt minutes de la fin. « Dos au mur, reprend Maxime Lucu, on répond présent et encore une fois on se relève et encore une fois on est encore vivant dans ce Top 14. Ce club et ce groupe sont fantastiques. Il se passe quelque chose dans ce club. J’avoue que, parfois, je préférerais être un peu plus tranquille. Mais on est construit comme ça, il faut donc faire avec. Quand on est au pied du mur, force est de constater qu’on répond. »

Jean-Baptiste Poux mesure, lui, le travail au quotidien qui ne laisse pas de place à la tergiversation. « On joue sur les deux tableaux, on a on n’a que des gros matchs. Mentalement c’est dur tout le temps de se préparer, de se mobiliser parce que le combat est rude. »

Surtout quand il faut faire fi des erreurs du passé qui amènent à ne plus se ménager. « C’est trop tard pour réfléchir, conclut the King of Bask Country comme l’avait surnommé Yannck Bru après le match contre Bath. Ce qui se passera derrière, on verra, mais on n’a plus le temps de calculer. Et force est de constater qu’on est encore là ! »