Guerre à la guerre. La banderole noire a été accrochée samedi à deux pas de Naval group, près de l’embarcadère du bac qui relie Indret à Indre. Est-ce les prémices d’une bataille pour empêcher l’extension de Naval group ?

Regroupés au sein d’une coalition antimilitariste intitulé Guerre à la guerre, ces hommes et ces femmes entendent agir pour empêcher l’extension du quai de chargement de Naval group à Indret. Extension nécessaire pour l’État pour transférer vers Saint-Nazaire «les chaufferies nucléaires qu’Indret doit produire. Sachant que la coque du futur porte-avions France Libre y sera construite.

Le chantage à l’emploi

Pour agrandir le quai, une modification du PLUM (plan local d’urbanisme métropolitain) est nécessaire. Une lettre ouverte est en cours pour demander aux élus métropolitains de ne pas voter cette modification. Une missive a déjà été envoyée dans ce sens aux élus de La Montagne, commune voisine d’Indret. Elle est signée de l’Assemblée des luttes, les soulèvements de la Terre, Sortir du nucléaire. Le comité Stop Bure en Retz, contre la guerre, Indignons nous/Bloquons tout s’associent à l’initiative.

Ces citoyens se disent définitivement opposés à ce que l’État réalise ce projet, qui ne représente aucun intérêt général ». À leurs yeux, au contraire, ce projet « s’inscrit dans une course mondiale à l’armement que mènent les intérêts industriels dans une guerre continue… » Ils pointent du doigt les dégâts occasionnés aux écosystèmes et aux peuples.

Notre détermination à empêcher la construction d’un navire chargé d’armes de destruction massive, écrivent les signataires, procède d’une volonté de lutter contre la militarisation de la société et contre la marche à la guerre que les industriels (comme Naval group) espèrent […] ».

Elles et ils refusent le chantage à l’emploi. Et ces citoyens demandent donc aux élus de la métropole s’ils vont donner leur accord «pour que le PLUM soit modifié en faveur de Naval-Group pour aider à la construction du futur porte-avions».